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Manif à Paris pour la Santé et la protection sociale

15 juin 2013, par Lolo

Il faut « en finir avec le démantèlement » de la protection sociale

Dans le cadre de la semaine d’action Européenne, du 7 au 15 juin, pour dire « Non à l’austérité », la fédération CGT des organismes sociaux appelle les syndicats à participer :
- A toutes les initiatives décidées nationalement ou localement par la CGT,
- A la manifestation organisée à Paris le 15 juin pour la défense de la santé et de la protection sociale.
- Aux manifestations et rassemblements organisés le 19 juin veille de l’ouverture du sommet social.

La crise c’est eux, la solution c’est nous !

Entre 3600 et 8000 personnes ont défilé à Paris ce samedi 15 juin.

Les manifestants, salariés et patients, sont venus défendre un service public de santé qu’ils jugent en péril.

Ils demandent l’arrêt des fermetures de services dans les hôpitaux du pays pour garantir l’accès au soin et éviter la création de désert médicaux. Des délégations venues de toute la France ont répondu à l’appel de la CGT et de Sud surtout mais aussi d’autres syndicats et des partis d’extrême gauche notamment.

Nathalie Gamiochipi
_ secrétaire générale de la CGT santé et action sociale
"Nous exigeons une autre politique sanitaire et sociale definie a partir des besoins des populations pour garantir l’egalite d’acces de tous a des prises en charge de qualite", du haut d’un podium installé place de la Bastille, avant que le cortège ne se dirige vers la place de la Nation.
Elle fait état du malaise grandissant dans les hôpitaux de France
Alors que vont s’ouvrir les premières discussions budgétaires pour 2014, "nous exigeons un moratoire sur toutes les restructurations et l’ouverture de négociations sur le financement des établissements, l’emploi, la formation et les salaires", a-t-elle ajouté".

Malgré le « pacte de confiance » pour l’hôpital lancé par Marisol Touraine, ministre de la Santé, l’urgentiste CGT Christophe Prudhomme estimait qu’« entre le gouvernement Sarkozy et celui-ci rien n’a changé dans le domaine de la santé ».
De plus une délégation de la CGT sera reçue lundi en fin d’après-midi par la ministre, Marisol Touraine.

La santé, un bien de moins en moins accessible

« Un grand service public de santé et un financement de la protection sociale de haut niveau ».

Telle est la revendication phare de la manifestation nationale pour la santé, ce samedi à Paris à 13 h 30, place de la Bastille, à l’appel de la CGT et plusieurs organisations.

Avec les dépassements d’honoraires, les franchises ou encore les déremboursements de médicaments, se soigner coûte aujourd’hui de plus en plus cher.

Mais l’accès aux soins est aussi de plus en plus difficile en raison des déserts médicaux, des restructurations et des fermetures de services et d’hôpitaux.

Du coup, de plus en plus de patients renoncent aux soins quand les personnels, eux, voient leurs conditions de travail se dégrader. Petit tour d’horizon non exhaustif des dysfonctionnements qui gangrènent le système de santé.

Trop chers dépassements d’honoraires

Depuis 1980, les dépassements d’honoraires ont explosé et sont devenus un frein à l’accès aux soins.
Dans certaines spécialités, il n’y a plus d’autres alternatives que celle du privé.

L’austérité tue les hôpitaux

Depuis plusieurs années, l’activité hospitalière augmente de 5 % par an quand les taux d’augmentation des budgets n’évoluent que de 2 à 2,5 %.
Une évolution qui a provoqué un endettement massif, nécessitant des plans d’économie drastiques.
La tarification à l’activité (T2A) a mortellement participé à cet état de fait.
Parmi les effets négatifs, ont ainsi été pointées une augmentation de la productivité hospitalière et une diminution du nombre de personnels et de lits.

Les inégalités sociales de santé criantes

«  Les refus de soins que rencontrent les bénéficiaires de la CMU ou de l’AME, les dépassements d’honoraires et les personnes qui n’ont pas de couverture complémentaire participent au renoncement aux soins.
Le renoncement et le report de soins ne cessent de prendre de l’ampleur : d’après une enquête publiée en octobre dernier, 20 % des Français déclarent avoir renoncé ou retardé des soins plus souvent que par le passé ces deux dernières années.

Le gouvernement fait la part belle au privé lucratif

Le cas de l’hôpital de Mantes-la-Jolie est emblématique de la volonté de privatiser le système de santé.
En 2010, sous couvert d’un quota d’interventions non atteint, la cardiologie interventionnelle, service flambant neuf rénové pour la bagatelle d’1,2 million d’euros, est fermée.
Depuis, c’est toute la cardiologie qui se retrouve en difficulté, y compris les urgences cardiologiques.
Avant, il suffisait de faire un emprunt pour construire un hôpital. Aujourd’hui, les hôpitaux paient plus cher pour être locataires. Du coup, pour que l’hôpital puisse survivre, il faut réduire les frais de fonctionnement, et donc les effectifs, car le loyer est la priorité...

Menaces sur la proximité

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