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le 28 mars les retraités ne lachent rien

16 mars 2013, par Lolo

Le Medef veut imposer son diktat avec une revalorisation pour les cinq années à venir qui se situerait en dessous du niveau de l’inflation, ce qui aurait pour effet une perte sèche du pouvoir d’achat des pensions, mais aussi un manque à gagner conséquent pour les futurs retraités. C’est dire que les salariés actifs sont aussi concernés par cette action

De plus le gouvernement compte bien imposer ces dispositions, à l’ensemble des pensions du privé, dupublic, des régimes spéciaux.

Les retraités sont en colère ! L’heure est donc à l’action

La revalorisation des points de retraite complémentaire sera plus faible que l’inflation en 2013, 2014 et 2015. Quel est la perte de pouvoir d’achat induite pour les retraités non-cadres ?

La pension mensuelle d’un salarié du privé est de l’ordre de 1.700 euros en moyenne avec une carrière complète, dont 600 euros de retraite Arrco soit 35% du total de ses allocations. La décorrélation par rapport à l’inflation de l’évolution de la valeur de service du point de cette année va lui faire perdre 5,70 euros par mois, soit un impact de 0,34% sur le montant de sa pension. Au terme de trois années de retraite complémentaire ainsi désindexée, le manque à gagner mensuel se montera à 18,57 euros soit 1,1% de sa pension actuelle.

Et pour les anciens cadres ?

Pour une pension de 3.000 euros par mois, comptez 400 euros de retraite Arrco et 1.500 euros de retraite Agirc, soit respectivement 13% et 50% du montant perçu par l’ancien cadre. Sa perte mensuelle de pouvoir d’achat se monte à 23 euros soit 0,75% de sa retraite. Pour un cadre supérieur à 5.000 euros de retraite mensuelle dont 78% provenant des complémentaires, l’impact est de 48 euros par mois, soit 0,95% la première année et près de 3% au bout de 3 ans.

L’impact d’une désindexation est donc beaucoup plus pénalisant pour les cadres...

Les cadres sont les dindons de la farce, d’autant plus que nombre d’entre eux ont déjà été pénalisés par le précédent accord entre les partenaires sociaux, conclu le 18 mars 2011. Les catégories de cadres parents de familles nombreuses ont été durement touchées par l’alignement entre l’Agirc et l’Arrco de la majoration accordée à partir de 3 enfants à charge, et leur plafonnement à 1.000 euros par an* : les pertes annuelles de 4.000 à 5.000 sont monnaie courante et peuvent dépasser 10.000 euros pour les cadres supérieurs ayant 5 enfants ou plus. On peut considérer d’une certaine manière que les cadres sont privilégiés mais ce sont aussi ceux sur lesquels on tape le plus facilement sans réaction sociale de leur part.

Un salarié ou un cadre, dont l’âge le rapproche de son départ en retraite, peut-il agir pour compenser cette moindre augmentation des pensions et la perte de pouvoir d’achat qui en découle ?

Si les futurs retraités allongent leur vie professionnelle d’une année ou deux, ils peuvent acquérir des droits additionnels. Surcote, cumul emploi retraite, retraite progressive, temps partiel en fin de carrière... de nombreuses solutions existent pour augmenter ses droits à la retraite. Avant de se focaliser sur la désindexation, les retraités feraient mieux de se focaliser sur le nombre de trimestres dont ils disposent : 4 trimestres manquants font perdre 5% de retraite, soit 25% au bout de 5 ans !

Lire l’article sur l’accord Arrco Agirc...


Des retraites difficiles...