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Lettre économique n°47

21 mai, par Lolo

Lettre Eco n°47 de mai 2021

Les questions sociales premières préoccupations des Français

Macron ose, encore récemment, promettre les « jours heureux », dans le quotidien L’Opinion.
Il va même jusqu’à annoncer que grâce à ces réformes, « quatre-vingts ans après, nous aurions retrouvé le souffle du Conseil national de la Résistance (CNR), d’une France fière de faire avancer les droits sociaux et le progrès humain ».
Et ce bien sûr en se projetant jusqu‘en 2025 !
Il sait bien que le social est la première préoccupation des Français (pouvoir d’achat, emploi).
Il utilise de la sémantique issue de notre grande histoire sociale du CNR pour brouiller les pistes, alors « qu’en même temps » il met en œuvre une politique ultralibérale : casse du Code du travail, privatisation des services publics (ADP, SNCF, EDF), réforme de l’assurance chômage…
Pire : il détricote le financement de la Sécurité sociale en amplifiant les exonérations de cotisations d’entreprises.
Il est donc très loin d’appliquer le programme du CNR.
Il fait même l’inverse, en le déconstruisant méthodiquement.
Et son ruissellement n’a servi qu’à enrichir toujours et encore les plus riches.
Le programme du CNR, à l’inverse, était « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence ».
Sur son parcours de plus de 125 ans d’existence, notre organisation a participé activement au progrès social au fil de l’histoire et notamment en 1945 à la création du projet de société « les Jours heureux » et de sa révolutionnaire « Sécurité sociale ». Elle agit, aujourd’hui, pour voir émerger un autre modèle de société en rupture avec le projet proposé par le gouvernement.
Un projet dans les pas du CNR, qui répond aux enjeux actuels, un projet mettant au centre l’humain et l’environnement.
Faire partager nos idées de progrès social, renforcer notre organisation pour peser dans les choix de société, à l’heure où la crise sanitaire nous interroge sur notre avenir et celui de notre planète.
Nous devons relever le défi de faire porter par un maximum de travailleurs le champ des possibles, celui de gagner des réformes qui vont dans le sens du progrès social.
Nous devons retrouver une dynamique de syndicalisation à la hausse, pour plus d’adhérents capables de convaincre autour d’eux et plus de salariés déterminés à revendiquer :
- les 32 heures et la retraite à 60 ans comme solution à l’emploi des jeunes ;
- le NSTS et sa sécurité sociale professionnelle, dispositif émancipateur et de protection des travailleurs tout au long de leur vie « active » ;
- la Sécurité sociale intégrale et des services publics forts afin de permettre à tous les citoyens une vie décente protégée de tous les aléas ;
- l’urgence de la revalorisation des salaires, Smic et minima sociaux…

La Cgt continuera de porter et de faire connaître son projet de rupture avec la logique économique dominante pour répondre aux urgences sociale, environnementale, qui plus que jamais se conjuguent et qui sont bien les premières préoccupations des Français.