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CAF, au bord de l’implosion...

20 mai, par Lolo

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Lolo
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Réforme du calcul des aides au logementLes allocataires pénalisés et des salariés sous pression.

Depuis janvier 2021, une réforme des modalités de calcul des APL est appliquée.

Dorénavant ce sont des actualisations trimestrielles qui sont prises en compte, au lieu des revenus N-2.

Rompant avec un discours élogieux de la direction de la CNAF sur les bienfaits de la réforme, les administrateurs Cgt ont constaté et dénoncé une perte de droit pour un nombre important d’allocataires – environ 40 % d’après les premières estimations.

La précarisation s’accentue du fait de ce dispositif et de la non-revalorisation des barèmes excluent bon nombre d’allocataires.

La Cgt demande la revalorisation urgente des barèmes afin d’augmenter l’aide au logement et de permettre l’accès au droit à un plus grand nombre d’allocataires.

Pour ne rien arranger, le système informatique en pleine transformation ne semble pas en mesure d’absorber les nombreuses sollicitations dues à cette réforme qui met en difficulté les allocataires et les salariés de la branche.

Les bugs et les retards de dossiers s’accumulent dans les caisses, faisant craindre des problèmes de traitement en cascade pour toutes les prestations.

Loi ASAP – Le secteur de la petite enfance en danger Jeudi 15 avril, les administrateurs de la CNAF étaient saisis sur le décret relatif aux services aux familles issu de la loi ASAP (loi d’accélération et de simplification de l’action publique).

Pour la Cgt, ce projet de décret relatif aux services aux familles est avant tout très favorable aux gestionnaires des structures petite enfance.

La longue consultation dont se vante le Gouvernement n’a jamais permis un semblant d’accord avec les représentants des organisations de professionnels de la petite enfance et les mobilisations des personnels se multiplient depuis deux ans à l’initiative de la Cgt et du collectif « Pas de bébé à la consigne », sans que le Gouvernement daigne entendre leurs revendications.

Ce projet de loi, néfaste pour les conditions de travail des salariés mais aussi pour la qualité d’accueil des enfants, prévoit une baisse des qualifications et de l’encadrement, une réduction des surfaces d’accueil, une augmentation des enfants accueillis par adulte et en surnombre de façon annuel. Il prévoit également la prise en charge de tache relevant du secteur médical par les salariés et le développement accru des maisons assistantes maternelles.

Comme un écho à la forte contestation des personnels, le CA de la CNAF vient de donner un avis défavorable à ce projet de décret.

L’ensemble des organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont voté contre, estimant cette loi dangereuse pour la sécurité des tout-petits.

Sans surprise, le Medef et la CPME applaudissent des deux mains ce décret qui servira avant tout les intérêts des gestionnaires en particulier les gestionnaires des structures marchandes à but lucratif afin que leurs profits puissent augmenter.