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Salaires, c’est la galère - Pas pour les actionnaires...

22 décembre 2016, par Lolo

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Lolo
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Moins de 1% pour le Smic, et plus 20% pour les dirigeants des entreprises !
On persiste à accentuer les inégalités sociales !

1,7 millions de salariés sont au smic en France*.

Cette hausse sera de 0,93%, soit 9 centimes d’euros supplémentaires à l’heure. Ainsi, le Smic horaire passerait de 9,67 euros brut actuellement à 9,76 euros en 2017.

Concrètement, un salarié à plein temps (c’est-à-dire aux 35 heures) touchera 1.480,27 euros brut par mois, soit 1.153 euros net, précise le ministère du travail.

Une personne rémunérée au Smic touchera donc 1.480,27 euros brut mensuels, soit une hausse de 13,65 euros bruts par rapport à 2016, 11 euros net.

Depuis le 1er janvier 2015, les cotisations "dites patronales" sont totalement supprimées pour les salaires au niveau du Smic, hors cotisations d’assurance chômage.

Depuis des décennies, le salaire des smicards à subit un véritable hold-up sans que le salariés n’est vu leur niveau de vie augmenter (pas de coup de pouce du smic) avec au contraire avec une augmentation importante de la santé, du logement, des déplacements...
Quid de ces milliers d’euros récupérés sur les salaires par les employeurs.

le Gouvernement refuse cette année encore tout coup de pouce à l’augmentation du Smic, après 54 mois de blocage des pensions de retraite et 6 ans sans augmentation de la valeur du point pour le personnel de la SECU, sans parler de la fonction publique.

Cette politique d’austérité est inefficace économiquement : un million de chômeurs de plus en cinq ans et l’explosion des contrats courts et des temps partiels.
Le problème, c’est le coût du capital avec, notamment, les dividendes et les intérêts servis aux actionnaires : 42 milliards d’euros de profit au 1er septembre 2016.
À cela, s’ajoutent 230 milliards d’euros d’aides, de crédits d’impôts et d’exonérations aux entreprises, sans contrôle, sans évaluation pour les travailleurs et leurs représentants, sans impact, si ce n’est négatif, sur l’emploi.

Quand l’austérité est au service des inégalités.

Selon une étude d’Expert Markes**, les ménages épargnent 3.279 euros par an en moyenne.

certainement pas des salariés au SMIC avec 1.153 euros net par mois,
certainement pas non plus les 50% de salariés dont le salaire médian net mensuel s’élève à 1.730 euros...

Alors même que les placements ne rapportent plus grand chose, ces Français dont le niveau de vie le leur permet continuent d’épargner.

L’Hexagone arrive en effet en sixième position du classement des pays où l’on économise le plus, avec 3.279,50 euros mis de côté sur un an.
Soit près de 9 euros par jour, selon une étude d’Expert Market.
Pour établir ce palmarès, les auteurs de l’enquête ont comparé le salaire annuel moyen et le taux d’épargne des ménages de 30 pays de l’OCDE.


En savoir plus

Smicards en France *

Selon les données de la Dares publiées en novembre 2016, 10,5% du salariat du secteur privé est rémunéré au Smic. 24,3% des salariés à temps partiel sont payés au Smic contre 7,3% des salariés à temps complet.
Enfin, soulignons que 24,2% des salariés travaillant dans des entreprises de 1 à 9 salariés touchent cette rémunération contre seulement 4,1% des personnes travaillant dans des groupes de plus de 500 salariés.
Dans un discours de décembre 2016 Myriam El Khomri estime à 1 700 000 le nombre de personnes touchant le Smic.

Epargne, et ailleurs ?**

Dans cette enquête ou la France se situe à la 6ème place, la Suisse obtient la première place, suivie de la Suède, de la Norvège et de l’Australie.
Les ménages helvètes parviennent à épargner près de 10.000 euros par an, soit trois fois plus que les Français.
Pour Expert Market, ces chiffres s’expliquent en partie en raison d’un fort taux d’épargne des ménages, à 19%, et d’une rémunération très élevée.
En moyenne, les Suisses gagnent en effet 52.226 euros par an, contre 36.898 euros pour les ménages de l’Hexagone.

Ce niveau de rémunération ne permet pas d’expliquer, à lui seul, le fort taux d’épargne des ménages.
comparaisons Les ménages grecs perdent 0,45 euro... par heure

Alimentation, logement, transports... Bien que l’étude ait été réalisée à parité de pouvoir d’achat, le coût de la vie est considérablement plus élevé chez notre voisin européen.
A titre de comparaison, un panier de courses coûtait 154 francs suisses (126,21 euros) en 2012, contre 89,33 euros pour un Français, selon les données de l’Office fédéral de la statistique.
Une simple plaquette de beurre revient un euro plus cher pour les Helvètes. « Le prix du logement est bien plus élevé, ce qui signifie que les ménages ont bien plus besoin d’épargner en Suisse pour verser un acompte et obtenir un bien immobilier », complète Petar Vujanovic, responsable du bureau Suisse à l’OCDE.
« En outre, la population vieillit plus vite que dans les autres pays de l’OCDE ».

Dans la suite de ce classement, les États-Unis obtiennent la neuvième place, avec 217 euros épargnés chaque mois.
Avec un taux d’épargne de 4,9%, les ménages américains arrivent à égalité avec le Danemark.
Pourtant, le salaire annuel moyen aux Etats-Unis est supérieur à celui des Helvètes.

Finlande, Japon, Pologne, ou encore Irlande...
Pour d’autres pays, l’épargne apparaît comme une illusion.
Avec des taux d’épargne négatifs, les Portugais et les Lettons, notamment, perdent de l’argent à terme, en comparaison des autres pays.
« Dans ces pays, comme le Royaume-Uni, le coût de la vie est astronomique : il devient impossible d’épargner », explique un des auteurs de l’étude.
La Grèce constitue le pays où l’on épargne le moins, selon l’étude d’Expert Market.
Avec un salaire mensuel moyen de 1800 euros, les ménages grecs perdent 45 centimes d’épargne par heure, ce qui revient à 324 euros par mois.