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Parlons démocratie...

30 juin 2015, par Lolo

Le « Collectif Isérois des citoyens en lutte contre l’austérité en Grèce et en Europe » appelle à une manif

Samedi 4 juillet 2015
10h00 - Place Félix Poulat
A Grenoble

Référendum : Un « choix souverain », a rappelé le Président Francais : « C’est la démocratie, […] c’est le droit du peuple grec de dire ce qu’il veut pour son avenir ».

Difficile d’assurer le contraire pourtant pas à une contradiction près :
Le 1er novembre 2011, alors que le Premier ministre grec d’alors, Georges Papandréou, annonçait déjà vouloir tenir un référendum ; Avant de l’annuler sous la pression conjointe de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.
Le candidat Hollande, tout juste choisi comme candidat pour le PS, posait ainsi la question : « La démocratie est née en Grèce et il ne faudrait pas consulter le peuple grec sur le plan qui leur est imposé ? »

Et pourtant depuis le début face au peuple grecque la France par l’intermédiaire de François Hollande et ses ministres ont accompagné les positions de la droite européenne. reniant ces engagements de candidat "moi Président..."

Alors même que l’Europe applique une austérité sans discernement sous la pression de la troïka avec l’attitude totalement dogmatique du FMI qui œuvre dans l’intérêt des grands groupe financier.

Selon G. Katrougalos ministre du gouvernent Syriza :
_ "quelle négociation, l’UE et le FMI ont exigé la suppression de l’EKAS, cette allocation destinée aux retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Ils ont aussi demandé une curieuse décompression des salaires dans les deux directions en expliquant qu’il fallait relâcher la pression sur les hauts salaires et à l’inverse accroître la pression sur les salaires les plus modestes."

" Sil le OUI l’emporte, alors le gouvernement appliquera d’autant plus facilement les réformes exigées par nos créanciers que le peuple se sera prononcé".

La casse de la protection sociale et la pression sur les bas salaires, cela nous rappel certainement la politique des gouvernements Français successifs.

L’Europe aurait elle du mal à accepter une survenue démocratique qu’est un référendum, a voir comment Bruxelles, Berlin, Francfort et toute la tripotée des vassaux de la zone euro prennent très mal l’organisation surprise d’un référendum par Athènes.

Pour rappel en France, le OUI à emporté Maastricht de justesse en 1992 et le NON la emporté en 2005, ce qui n’a pas empêché Sarkozy en 2007 de brader la volonté populaire à Lisbonne.

En bref les leçons de démocratie selon nos technocrates Européens :
Tant que le peuple ne dis pas OUI, soit on refais un référendum comme en Irlande (En 2001 puis en 2008, les Traités de Nice et de Lisbonne avaient d’abord été rejetés par référendum puis adoptés lors d’une deuxième consultation) soit on s’assoie dessus comme en France.

Déclaration CGT
Grèce : Qui a peur de la démocratie.

Le peuple Grec subit depuis janvier dernier, une pression et un chantage intolérables de la part des institutions européennes, des gouvernements de la zone Euro et du Fonds Monétaire International.
Ces derniers refusent d’accepter le verdict des urnes et l’élection démocratique d’un nouveau gouvernement qui propose des alternatives crédibles aux politiques d’austérité imposées par le monde de la finance.

Depuis le mois de janvier, le nouveau premier ministre Alexis TSIPRAS remet en cause les plans d’austérité dont sont victimes des millions de citoyens grecs.
Il propose des mesures économiques et sociales adossées à des réformes visant à une plus juste répartition des richesses dans le but d’œuvrer à une véritable justice sociale, à l’égalité des droits, à la transparence politique et fiscale, bref à la démocratie.

L’augmentation du salaire minimum, le rétablissement du treizième mois de pension de retraites, le renforcement des services publics, le développement de politiques en termes de logement et d’éducation font parties des mesures urgentes dont a besoin le peuple grec.

Cela doit d’abord passer par un moratoire sur le service de la dette, afin que les sommes conservées soient affectées au redressement de l’économie et que le remboursement de la dette n’empêche pas toute possibilité de redressement économique.

Cela doit aussi passer par la recapitalisation des banques, sans que les sommes ne soient comptabilisées dans la dette publique du pays.

Depuis plusieurs mois, une « négociation » est engagée entre le gouvernement grec et les institutions européennes pour trouver une issue à cette crise.
Des compromis ont été acceptés, le calendrier des réformes revu. Mais en guise de conclusion, c’est un véritable diktat que proposent MERKEL, HOLLANDE et LAGARDE.
Pour eux, une seule solution : la soumission aux exigences des banques !

En référer au peuple, quoi de plus normal !

C’est ce que propose le premier ministre grec en organisant un référendum le 5 juillet prochain.

Pourtant, une nouvelle fois, cet acte démocratique est contesté. Au mieux, ce serait au conseil européen de choisir la question qu’il faut poser aux grecs.

Derrière la pression exercée sur le peuple grec, c’est l’ensemble des citoyens d’Europe que l’on souhaite bâillonner.
Le FMI et les dirigeants européens veulent faire de la Grèce, un exemple pour tous ceux qui souhaitent rompre avec cette logique austéritaire et faire entendre une autre voix.

C’est le principe même de la démocratie qui est remis en cause !

La CGT condamne ce chantage et apporte une nouvelle fois son soutien au peuple et aux salariés grecs.
En Grèce comme en France, nous revendiquons une véritable démocratie sociale et politique qui donne la parole aux salariés dans les entreprises, aux citoyens dans leur pays.


Déclaration de l’AG de l’UL de Grenoble du 30 juin 2015

Aux cotés du peuple grec contre l’austérité et la régression sociale !

Depuis plusieurs mois, le gouvernement et le peuple grecs sont soumis à un intense pilonnage (chantage, provocations, humiliations) de la part des dirigeants des institutions financières européennes et internationales, des dirigeants des grandes puissances, notamment de l’Allemagne et de la France.
Leur but : les mettre à genoux, leur faire accepter encore et toujours plus d’austérité.

Le gouvernement grec a fait de nombreuses concessions, mais devant le refus que la question de la « dette », de son allégement soit discutée, il s’est tourné vers son peuple, lui demandant de se prononcer, par référendum, pour ou contre l’austérité imposée par la troïka.

A cette question, il n’y a, pour le monde du Travail, qu’une seule réponse et c’est « non ».C’est, du reste, sur cet engagement que Syriza a été élu.

Depuis que ce référendum et le contenu de la question posée ont été annoncés, les partisans de l’austérité dans notre pays, le Medef, le gouvernement, l’opposition de droite ainsi que les media aux ordres se déchaînent, déversant un flot de contre-vérités.

La peur est grande, en effet, chez tous ceux qui vivent sur le dos des travailleurs que l’exemple grec ne « contamine » les autres peuples de l’Europe.

L’union locale Cgt de Grenoble se tient résolument aux cotés du peuple grec qui résiste à l’austérité et à la régression sociale et appelle les salariés, les chômeurs, les retraités… à participer à la manifestation de solidarité :

Samedi 4 juillet – 10h00 - Place Félix Poulat - Grenoble