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Projet Hercule, Clamadieu et le service public...

10 février, par Lolo

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Lolo
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La menace du dérèglement climatique commanderait d’investir dans
l’efficacité énergétique et le renouvelable.
Mais, pour Paris et Bruxelles, la priorité reste de démantèlement du service public.

L’eau , les transports le réseau ferré et le scandale de la privatisation des autoroutes, voici venu le temps de l’énergie dernier avatar d’une obstination pour favoriser les prestataires privés dans la fourniture d’électricité, le projet Hercule cristallise les inquiétudes.
Des biens communs jetés en pâture au secteur privé pour assouvir les appétits gargantuesques des actionnaires et détruire le statut de ses salariés au non de la concurrence...
Et voila que les citoyens payent deux fois, une fois en tant que contribuable pour construire les infrastructures et en tant que consommateurs et vaches à lait...

LA SCISSION D’EDF PAR LE PROJET HERCULE
L’ÉCLATEMENT D’ENGIE PAR LE PROJET CLAMADIEU

Le prix PAYÉ par les USAGERS de la casse orchestré de l’énergie en France par l’Europe et mis en place par les gouvernements libéraux aux services de la finance est déjà très lourd de conséquences...

Parce que l’électricité et le gaz sont des biens de première nécessité la Cgt revendique immédiatement la mise en place de la TVA à 5,5%

En voulant scinder l’entreprise EDF entre les actifs de production de « l’ancien monde », les ENR et réseaux du « nouveau monde », l’objectif serait de donner au personnel l’illusion d’une nationalisation tout en dégageant du cash garanti en privatisant les
activités régulées.

Ceci consisterait à faire payer les investissements de production long terme aux usagers pendant que le capital s’enrichit avec l’augmentation de l’ARENH (obligation faite à EDF de vendre des MW nucléaires au coût de production à ses concurrents).

L’ancien ministre de l’écologie de Rugy s’en était largement épanché dans la presse et à l’Assemblée Nationale : les mauvais résultats d’EDF sont le fruit des coûts salariaux et du tarif agent… et le PDG pourrait changer cela !

Cette casse a des impacts collatéraux puisqu’elle ne toucherait pas moins de 70 % des agents statutaires de la branche des IEG.

Qui pourrait croire, par exemple, que les agents de Gazel Energie (ex UNIPER, ex SNET et ex EON) filiale du Groupe EPH du milliardaire tchèque Kretinsky ne seraient pas impactés alors que le couple Macron-Lévy chercherait des investisseurs étrangers pour mieux organiser la privatisation d’ENEDIS ?

« Grâce à la loi Pacte » qui a permis à l’Etat de sortir du capital d’ENGIE, au siège du Groupe, c’est désormais le projet de création d’une holding qui fait son chemin. Le but étant d’isoler et noyer dans la masse les personnels tertiaires au statut des IEG pour, à court terme, les diluer vers d’autres conventions collectives.

C’est une énième tentative des dirigeants du Groupe ENGIE pour marginaliser les agents statutaires de l’ancien monde de Gaz De France !

Au travers les tarifs de réseaux (TURPE, ATRD, ATRT), la Commission de Régulation de l’Énergie épingle régulièrement les coûts salariaux d’Enedis, RTE, GRDF, GRT Gaz, poussant ainsi à des suppressions d’emplois, externalisations, pour un moins disant social qui conduit, par exemple, à des accords collectifs qui limitent les évolutions de salaires.

Ce mercredi 10 février :
Journée décisive d’actions
pour un véritable avenir énergétique.

La Cgt à établi un Programme Progressiste de l’Énergie pour bâtir ce service public de l’énergie qui par son approche intégrée et optimisée, qui permettra une baisse effective et immédiate des factures aux usagers de 30% !
L’urgence c’est d’aider les usagers et parmi eux les 13 millions de précaires énergétiques
.

La Cgt propose :
- Un projet pour un service public de l’énergie, garant de la cohésion sociale, de l’égalité de traitement, de la solidarité, de la protection de l’environnement et de la meilleure qualité au moindre coût.
- La mise en place d’un pôle public de l’énergie pour gérer et organiser démocratiquement le service public pour l’intérêt général.

RÉPONDRE AUX BESOINS DE LA POPULATION ET DE LA NATION

L’énergie est un droit.
Tous les citoyens doivent être égaux dans l’accès à l’énergie, quel que soit le lieu géographique ou la situation sociale.
La facture des usagers doit répondre aux besoins de fonctionnement et d’investissement du service public de l’énergie. Les enjeux climatiques, sociaux et économiques du XXIe siècle ne laissent pas de place à la prédation des actionnaires. Le retour de la planification énergétique dans le cadre de la transition énergétique doit-il être laissé aux appétits de la finance ?


Les affiches