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Lettre économique n°40

30 septembre, par Lolo

Lettre Eco n°40 de septembre 2020
Un faux plan de relance sans contreparties

La crise sanitaire que nous connaissons depuis plusieurs mois fait maintenant place à une crise sociale et économique de grande ampleur.
Elle est la conséquence de politiques d’austérité, de casse des services publics, de cadeaux fiscaux au patronat et à la finance.
Elle découle aussi de la gestion catastrophique du gouvernement, faisant la part
belle à l’économie et à la finance en lieu et place de la santé des populations.

Pendant plusieurs mois, le gouvernement a annoncé vouloir préparer la relance de l’économie et de la production, pour soi-disant limiter les impacts de la crise économique sur la santé financière du pays. Ils ont fait mine de vouloir que le monde d’après la crise sanitaire ne ressemble pas au monde d’avant.

Nous étions donc en droit d’attendre un véritable plan de rupture par rapport aux
politiques passées.
Mais ce sont, une nouvelle fois, les vieilles recettes qui sont
utilisées !

Un plan de relance étalé sur deux ans et doté de 100 milliards d’euros, dont 40 milliards sont censés venir du plan de relance européen pas encore validé, qui intègre des mesures déjà annoncées par ailleurs, telles celles concernant le Ségur de la santé, la mise en place de l’activité partielle de longue durée, le plan jeune et le plan d’investissement d’avenir.

100 milliards d’euros pour relancer l’économie alors que les richesses créées dans le pays représentent l’équivalent de 2400 milliards, cela ne démontre pas une grande ambition !

Un plan de relance qui n’en a que le nom, un gouvernement qui ne change pas de
logiciel, nous sommes très loin du plan de rupture nécessaire au progrès social
et environnemental.

Une fois de plus, le gouvernement déverse des millions d’euros d’aides aux
entreprises sans exiger de contreparties en matière de création d’emplois, même
si selon le Premier ministre il permettrait d’en créer 160 000. 100 milliards pour 160 000 emplois, belle revalorisation salariale en perspective !

Face à ce plan, la CGT oppose ses propositions pour un autre modèle de société, une autre répartition des richesses par des transformations économiques,
sociales et environnementales radicales : « Le progrès social et environnemental,
c’est possible et urgent ! ».