VIRAGE HUMAIN

Accueil > Questions Economiques > Lettres Eco > Lettre économique n°41 

Version imprimable de cet article IMPRIMER

Lettre économique n°41

30 octobre, par Lolo

Lettre économique n°41 d’octobre 2020
La Sécurité sociale nous protège, protégeons-la...

Au cours de la crise sanitaire, la Sécurité sociale, qui célèbre ses 75 ans cette année, a permis de nous protéger et de limiter les effets de la pandémie sur notre santé et sur notre niveau de vie.

En effet, c’est grâce à elle qu’ont pu être mis en place indemnités journalières (pour maladie ou garde d’enfants), chômage partiel, maintien des pensions sans rupture, gratuité des tests et des masques pour les personnes fragiles, accès à des soins hospitaliers quelquefois très lourds et très coûteux pour les plus malades d’entre nous…
C’est le contraire du « chacun pour soi » et de l’individualisme, et cela grâce à la solidarité organisée au sein du système de Sécurité sociale.
Elle repose sur le salaire socialisé, c’est-à-dire les cotisations sociales attachées à notre travail.

Rappelons-nous que le salaire net en bas de la fiche de paie, c’est ce qui nous fait vivre chaque mois, alors que le salaire brut nous protège tout au long de la vie face aux évolutions de notre famille, au chômage, à la maladie, aux accidents du travail ou au handicap voire au décès de nos proches…

Pourtant, alors que le maintien des cotisations était encore plus essentiel pendant cette période, le gouvernement a fait le choix de multiplier les exonérations patronales, fragilisant encore notre système de protection sociale.

Alors que la pandémie a mis en avant les risques que font porter les politiques de démantèlement de la Sécu depuis de nombreuses années, les fermetures de lits à l’hôpital, le manque de personnel et son épuisement, les déserts médicaux, les inégalités d’accès aux soins, le gouvernement persiste et signe à travers un PLFSS qui prévoit de réaliser 4 milliards d’euros d’économies et qui poursuit la même politique de basculement vers un système à l’anglo-saxonne !

Cela signifie la poursuite de la fermeture d’au moins autant de lits à l’hôpital (3 400 en 2019), que l’industrie pharmaceutique va continuer à se sucrer sur la Sécurité sociale (Sanofi et ses 4 milliards d’euros de dividendes en 2020).
Ajoutons que le gouvernement prévoit de taxer les malades consultant aux urgences mais non hospitalisés, alors que c’est souvent faute de centres de santé de proximité et de moyens financiers qu’un tiers d’entre eux renonce déjà à se faire soigner.

Le plan de rupture revendiqué par la Cgt est plus que jamais nécessaire, c’est le sens de notre campagne pour une Sécurité sociale intégrale à partir d’un principe fondamental : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.