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Aide à Domicile... Pour un statut “plus protecteur” et des revalorisations de salaires...

26 juin, par Lolo

Cela fait huit mois que, François Ruffin, député Insoumis (LFI) de la Somme, et Bruno Bonnell, député La République en Marche (LREM) du Rhône, planchent sur une mission d’information autour des « métiers du lien »

Le rapport a été présenté ce mercredi 24 juin en commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale pour des propositions concrètes pour les "métiers du lien".
Aides à domicile, assistantes maternelles, animatrices : majoritairement exercés par des femmes et souvent précarisés, ces métiers nécessitent une forte revalorisation de salaire et un "changement de regard" de la société.

C’est pas moins de 43 propositions pour améliorer les conditions d’exercice des assistantes maternelles, des accompagnantes d’enfant en situation de handicap (AESH), des animatrices périscolaire, et des aides à domicile, particulièrement mises en lumière pendant la crise du coronavirus.

Ces métiers, qui pourraient représenter quelque deux millions d’emploi d’ici 2040, ont en commun "d’être essentiels au vivre-ensemble mais d’être, paradoxalement, fortement précarisés".

Les rapporteurs pointent le comptage des heures complexe, fragmentation des journées de travail, temps partiels subis... "les rémunérations y sont extrêmement faibles, les formations continues insuffisantes et les conditions de travail très souvent pénibles, tant sur le plan physique que psychique", ils poursuivent "L’absence de revenu suffisant et de vrai statut s’explique par la grande tolérance de la société à la précarité de ces métiers : cette tolérance vient du fait qu’ils sont très majoritairement exercés par des femmes, identifiés comme proches de la sphère domestique et très peu techniques".

Pour rendre ces métiers plus attractifs, ils proposent pour les aides à domicile de mieux rémunérer les déplacements et de fixer un minimum d’une heure d’intervention à domicile pour les publics fragiles.
Ainsi après la polémique sur leur manque d’équipements au début de l’épidémie, ils plaident pour qu’elles soient "inscrites dans les répertoires nationaux des professions de santé" et qu’elles aient "le même niveau de priorité pour l’accès au matériel de protection, et la possibilité de disposer d’une carte professionnelle et d’un macaron professionnel pour leur véhicule".

Et ce rapport qui appelle à la reconnaissance des ces métiers tombe bien puisque comme le 1er juillet 2019 dernier, les aides à domicile ont portés les revendications Cgt, ce 1er juillet 2020 à l’appel d’un collectif la force invisible des aides a domicile, ces "invisibles" souhaites à nouveau ce faire entendre.

Ensemble avec la Cgt pour une sécurité sociale du 21ème siècle, sur les fondements du CNR...

Cependant arrêtons de tourner en rond, rapport parlementaire, statut, création d’une 5ème branche... Lire l’article sur VH "Dette sociale et dépendance…"
Tous ces artifices pour ne pas reconnaitre le rôle essentiel de la Sécurité sociale qui à pour vocation initiale comme l’indiquait Ambroise Croizat :
"La Sécurité sociale, pour protéger les travailleurs et leurs familles" contre les aléas de la vie, de la naissance à la mort. Une Sécurité sociale voulue par le CNR où « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».

Alors, redonnons ces lettres de noblesse à cette grande dame qui aura 75 ans cette années, Ensemble exigeons les moyens financiers pour la sécurité sociale afin de continuer à protéger aux mieux les salariés, retraités, chômeurs et leurs familles.

STOP A LA CASSE DE LA SECU…
MOBILISER POUR LE 100% SECU...
Les 4 principes qui ont orienté la création de la Sécurité sociale ?
- Le premier, c’est l’unicité : dans une seule caisse, au plus proche des habitants, par département, on va grouper tous les risques sociaux (maladie, vieillesse, maternité). De la naissance jusqu’au décès, les gens peuvent disposer de tous leurs droits sur place et au même endroit.
- Le deuxième grand principe au moment de la fondation de la Sécu, c’est celui de l’universalité. On le doit principalement à Croizat.
- Le troisième, et il constitue l’exception française, c’est la solidarité.
La Sécu est financée essentiellement par la cotisation sociale par répartition et par solidarité, qu’on soit bien portant ou malade, vieux ou jeune, actif ou non actif.
Ce qui est formidable dans la cotisation sociale, contrairement à l’impôt, c’est qu’elle va directement du cotisant au bien-être des gens.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle aujourd’hui, on voudrait supprimer les cotisations sociales, parce que cet argent ne passe par aucun actionnaire, aucune banque, il va directement aux gens qui en ont besoin.
- Le dernier pilier de la Sécu, qui est à imputer à Croizat aussi, c’est la démocratie.
Si on veut permettre l’accès au droit de la santé pour tous, il faut que l’institution soit gérée par les intéressés eux-mêmes.
C’est l’idée des conseils d’administration à majorité ouvrière.