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Bonne nouvelle le gouvernement juge la santé financière de l’Agirc-Arrco suffisamment bonne.

18 juin, par Lolo

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Les réserve de la caisse complémentaire retraite est d’environ 70 milliards, ces réserves servent à amortir des évolutions conjoncturelles...

Les décisions du gouvernement lié au Covid-19 et celle en faveur des entreprises ont de fait diminués les rentrées dans la caisse de retraite complémentaire Agirc-Arrco.
Dès lors la caisse complémentaire de retraite a demandé un prêt de 8 milliards d’euros à l’Etat, celle-ci se l’ai vue refusé sous prétexte de réserve suffisante.

Cependant ces réserves ne devraient pas financer les effets d’une catastrophe économique liée à la décision politique du gouvernement Macron de confiner la France entière.

Pour rappel l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (ACOSS), est habilitée depuis une ordonnance signée fin mars à accorder prêts ou avances de trésorerie aux régimes complémentaires qui le nécessiteraient, sous réserve de remboursement dans les 12 mois.
La aussi l’Etat dit non !!!

Ainsi dans l’immédiat, l’Agirc-Arrco se retourne vers un prêt bancaire de 2 Md€ et comptent sur les rentrées de cotisations du mois d’avril pour payer les pensions des prochains mois.

Mais alors à qui sont réservés ces « Nous avons mobilisé 500 milliards d’€ pour notre économie », annoncé par le Président des ultra-riches le 14 juin 2020 ?
- Le dispositif d’activité partielle (31 milliards €) ;
- Fonds de solidarité pour les petites entreprises (8 milliards €) ;
- Les prêts garantis par l’Etat aux entreprises (315 milliards €) ;
- Des avances (remboursables) aux collectivités territoriales (4.5 milliards €) ;
- Des reports ou exonérations de contributions fiscales et sociales (77 milliards €) ;
- Des dépenses visant certains secteurs spécifiques comme l’auto ou l’aviation (10 milliards €).

Quand on y regarde de plus près, les dépenses réelles des projets de loi de finance rectificatifs, c’est-à-dire essentiellement l’activité partielle (31 Mds €), le fonds de solidarité (8 Mds €), les aides sectorielles (10 mds€) et les aides aux collectivités (4.5 mMds€) on arrive plutôt sur un chiffre de 50 milliards d’euros.

En tout cas, on voit bien que le gouvernement par ces choix politiques, par les suppressions de cotisations accordées aux entreprises et les cadeaux fiscaux, asphyxie, toujours plus la sécurité sociale et les services publiques...

Il met ainsi en danger la santé publique et tous les mécanismes de solidarité, et cela tombe très bien, car le Président des riches a, à n’en pas douter, dans son escarcelle des solutions toutes simples « la privatisation de la Sécu… »

Ensemble revendiquons « Le 100% sécu » c’est, pour :
- Le droit à la Santé : une prise en charge totale pour toutes et tous, sans reste à charge sur les médicaments comme sur les soins et les dispositifs de santé, en courte ou en longue maladie, maternité, invalidité, accidents du travail, en ambulatoire ou en hospitalisation.
- Le droit à la famille : les prestations familiales doivent être universelles, non imposables, sans condition de ressources et dès le premier enfant.
En outre, des droits nouveaux doivent être mis en place pour suivre la transformation de la parentalité, tout en promouvant l’égalité entre les femmes et les hommes.
Par ailleurs, l’allocation logement doit être une prestation pour réduire les dépenses de logement des personnes modestes quel que soit leur âge et leur mode de logement.
- Le droit à l’emploi : une indemnisation de tous les demandeurs d’emploi sans exception, y compris les primo demandeurs d’emploi et les salariés précaires, fixée à 80 % du dernier salaire brut (minimum smic) et ce, jusqu’au retour à l’emploi et ce, à partir des missions fondamentales de conseil, d’accompagnement et d’insertion professionnelle s’adressant aux demandeurs d’emploi et aux salariés.
- Le droit à la retraite : une pension basée sur la répartition.
L’âge de 60 ans doit redevenir l’âge légal de départ et le repère collectif au droit à la retraite.
Les départs anticipés en retraite doivent être confortés et reconnus pour les salariés en carrière longue, les assurés handicapés, et ceux exposés à des conditions de travail pénibles, insalubres ou à risques.
Le montant des pensions, a minima, doit se calculer sur les 10 meilleures années et/ou 75 % du dernier salaire brut.
Enfin celles-ci doivent être indexées sur l’évolution des salaires.
- Le droit à compensation de la perte d’autonomie : une prise en charge totale pour toutes et pour tous quel que soit le type de prestation choisie (domicile, EHPAD…).