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Gratuité des masques et tests généralisés…

11 mai, par Lolo

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Lolo Webmaster

Alors que le conseil scientifique recommande le masque dans l’espace public…

Pourquoi les masques ne sont-ils pas gratuits ? Et pourquoi n’en trouve t’on toujours pas ?
Pourquoi n’y a-t-il pas de distribution de masque FFP2 (1) en masse pour tous les personnels soignants, salariés et les populations des "zones rouges" où le risque de circulation du virus face à la surcharge hospitalière fait courir un risque conséquent de deuxième vague ?
Pourquoi en phase de pandémie y a t’il des masques tissus dit « grand public » ou « fait maison » souvent inadaptés ?
Pourquoi une telle frilosité sur le dépistage généralisé et notamment sur les tests « sérologiques » ?

Parce que ce gouvernement ultra libéral considère que la santé publique est un marché financier comme un autre.

Selon le professeur émérite de médecine Claude Got qui dénonce la politique du gouvernement pour le déconfinement.
Selon lui, il aurait fallu obliger la population à porter un masque dans l’espace public "C’est une erreur évidente".
Cela anticipe la montée d’inégalités entre ceux qui auront un masque et ceux qui n’en porteront pas dans l’espace public.

C’est bien une décision gouvernementale sanitaire assumée et coupable prise, comme les autres, face à l’absence de moyens.
Quid des 3 semaines supplémentaires de confinement en Ile de France, zone rouge carmin avec ses problématiques de transports (exemple Ligne 13), surcharge des hôpitaux et la circulation importante du virus...

Est-ce pour cela que notre pays déplore dans cette pandémie l’un des taux de décès le plus élevé au monde ?

Pour les libéraux...

Aux oubliettes l’intervention d’Ambroise Croizat, Responsable Cgt de la métallurgie et ministre communiste de la Libération, à l’Assemblée nationale en 1945 : « Désormais, nous mettrons fin à l’insécurité du lendemain, nous mettrons l’homme à l’abri du besoin, nous ferons de la retraite non plus l’antichambre de la mort mais une étape de la vie et nous ferons de la vie autre chose qu’une charge et un calvaire. »

Aujourd’hui, la Macronie, privilégie la charité au détriment de la solidarité pour les personnes les plus démunies dont il a, par ses choix politiques, précipité la chute dans la pauvreté.
Aujourd’hui, pour la Macronie, se sont toujours et majoritairement les salariés qui trinquent à coup de Lois antisociales, de 49-3 ou d’ordonnances.

Ce gouvernement « super communiquant » suit sa logique jusqu’au boutisme et utilise régulièrement le « triangle de Karpman » de manipulation, soit le PERSÉCUTEUR/SAUVEUR/victime.

Pourtant le travail est utile socialement, il est le seul facteur de création de richesse qui fait la force d’un pays, il se doit d’être source d’épanouissement et de solidarité, ce n’est donc pas de charité ou d’aide sociale dont la population française a besoin, mais d’un travail dans de bonnes conditions avec un salaire pour bien vivre.

Il est urgent d’exiger l’augmentation des salaires et des moyens conséquents pour que les salariés puissent vivre dignement de leur travail, mais aussi vivre dignement au travail en embauchant massivement pour partager la surcharge de travail imposée, supprimer la subordination liée au contrat de travail et stopper les conséquences du « mal travail ».

Dans notre pays l’objectif des gouvernements successifs, endoctrinés à l’ultra libéralisme débridé, est de supprimer toute conception de service public et d’Etat providence, tout se vend, tout s’achète et le marché s’autorégule, créant ainsi une société inhumaine, où les inégalités se creuses.

Il y a 75 ans le CNR, par la voie d’Ambroise Croizat, a eu le courage politique de lancer l’idée d’une Sécurité sociale pour laquelle « Chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », aujourd’hui cela devrait être plus que jamais une réalité dans le cas de cette crise sanitaire et ce slogan une idée d’avenir.

La Sécurité sociale a prouvé maintes fois son efficacité comme amortisseur social face aux crises capitalistes successives, sa destruction politique et idéologique est :
INACCEPTABLE et INTOLERABLE.

Face à la volonté gouvernementale, méthodique et destructrice, il est urgent de reconquérir le financement de la Sécurité sociale nécessaire pour répondre aux besoins sociaux actuels et à venir, pour une nouvelle efficacité économique et sociale ouvrant la voie d’une sortie de la crise systémique et de celle actuellement précipitée par la crise sanitaire mondiale.

Pour rappel :
« La mise en place d’un plan complet de Sécurité sociale vise à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État, de la naissance à la mort. » A. Croizat.

La Sécurité sociale ne souffre pas d’un excès de dépenses mais d’une insuffisance de recettes, et son financement doit reposer exclusivement sur les cotisations sociales.

Ce manque de recettes est notamment imputable aux chômages, à la stagnation des salaires, à l’écart de rémunération femmes/hommes ainsi qu’à la chimère baisse constante du soit disant "coût du travail" au profit du "coût du capital"…
Il nous faut revendiquer l’augmentation générale des salaires, l’égalité femmes/hommes, l’amélioration des conditions de travail…

Tandis que l’Etat au service du Medef assèche les recettes de la Sécu, par le biais de la LFSS (Loi de Financement de la Sécurité sociale) et son application dans les COG (Conventions d’Objectifs et de Gestions), notamment en supprimant des cotisations et en exonérant massivement les entreprises, Alors que les besoins de la population eux augmentent, entraînant de fait un déficit structurel.
Ainsi le « trou de la sécu » est créé de toute pièce et sert à justifier les réformes régressives de la prise en charge socialisée (réforme des retraites, des allocations familiales, de l’hôpital et déremboursement des soins, etc.).

Il faut, entre autres, soumettre aux taux actuels des cotisations sociales employeurs les profits financiers, cela pourrait générer plus 87 milliards d’euros de recettes et supprimer toute exonération de cotisation soit 36 milliards en 2018.
Il impératif de rendre moins profitable la finance, pour ouvrir la voie à une réorientation de l’économie vers la production de richesse réelle.

Enfin, la Macronie, remet systématiquement en cause les fondements de la solidarité, de l’universalité, de l’unicité de la Sécurité sociale :
- Conséquence : mensonge sur les masques et le dépistage généralisé.
- Conséquence : manque de moyens dans les hôpitaux et saturations liés à la fermeture d’hôpitaux, de services et de lits.
- Conséquence : déremboursement des médicaments et renoncement au soin.
- Conséquence : après la canicule de 2003, l’un des taux de mortalité du Covid-19 le plus important au monde.
- Etc. etc tant la liste des conséquences est longue…

Conséquences des décisions politiques durant la période de confinement, les besoins de financement de la Sécurité sociale s’établissent à près de 52 milliards après le versement des pensions de retraite au 7 mai.
Plus grave le plafond d’endettement pour 2020 passe de 39 à 70 milliards d’euros.

Pourtant depuis 1945, on a gagné près de trente années d’espérance de vie.
On le doit essentiellement à la Sécu qui a apporté à tous la possibilité de se soigner et qui a mis à la disposition de tous les grands succès médicaux, qui ont sauvé des vies durant des décennies.

STOP à l’asphyxie des recettes de la Sécurité sociale… Militons pour le droit à une Sécurité sociale à 100 % pour la Santé, la Famille, l’Emploi, la Retraite et la Perte d’Autonomie.


Dernière info :
D’après les informations de Médiapart, qui a mené son enquête, un ancien collaborateur du ministre de la santé aurait tenté de toucher une commission pour la vente de masques toutefois, cette dernière n’a abouti sur aucune transaction.

(1) Lire l’article le journal du medecin...
En résumé, soyons adultes et acceptons la réalité du risque de transmission par aérosol, limitons toutes activités non essentielles, utilisons tous les moyens de protection de nos voies respiratoires, du FFP2 à l’humble châle, en attendant de développer les outils pour retourner à la pleine activité, à savoir une capacité de dépistage nucléique et sérologique massive de ce virus associé a un confinement des personnes infectées, et une capacité de production locale de masques de FFP2 pour toute la population.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE CGT du 7 mai 2020

La gratuité des masques s’impose !
C’est une question de santé publique et de justice sociale !

Faut-il le rappeler ? Notre pays est la sixième puissance économique mondiale. Notre pays est le troisième au monde en termes de dividendes versés aux actionnaires et le premier en Europe !
Et, pourtant, notre pays n’a pas été en capacité de fournir des masques à sa population.
Pour cacher son incurie, son manque d’anticipation voire ses choix politiques désastreux (austérité, économies tous azimuts, etc.), le gouvernement a sciemment menti au plus haut niveau de l’État sur l’utilité des masques.
Même le conseil scientifique aurait minoré l’utilité des masques, début mars, conscient de la pénurie.
« Ordres », « contre ordres » se sont succédé, comme sur beaucoup de sujets, dans la gestion de la pandémie du Covid19.
Renvoyer aux autres les responsabilités semble être la ligne de conduite.
Bruno le Maire et Emmanuel Macron avait été interpellés, par courrier, en 2018, sur la fermeture de l’usine Honeywell de Plaintel, dans les Côtes d’Armor qui pouvait fabriquer 200 millions de masques par an.
Les syndicats n’ont jamais eu de réponse.
La relocalisation de nos productions industrielles et notre indépendance stratégique sont à l’ordre du jour.
Pour cela, la Cgt estime que 50 % de nos besoins doivent être produits dans les territoires européens dont 35 % en France.
Au scandale du manque de masques s’ajoute, aujourd’hui, le scandale du prix des masques.
On peut estimer le budget « masques » pour une famille de 4 personnes entre 100 et 300 euros, par mois !
La CGT demande la gratuité des masques pour tous les usagers ; masques pour le grand public et, dès lors qu’ils sont au travail, masques fournis par les employeurs.
C’est une question de santé publique et de justice sociale qui doit être prise en charge par l’État et les employeurs.
Tous les stocks doivent être réquisitionnés afin d’en assurer une gestion publique.
D’ailleurs, les stocks apparus soudainement dans les grandes surfaces doivent être distribués gratuitement.
Ils ne doivent pas être l’objet de gain commerciaux ou d’appel d’offres (carte de fidélité, « vente liée », etc.).
La qualité et l’efficacité des masques sont aussi un sujet.
Les masques « grands publics » n’offrent pour garantie que celle de ne pas contaminer autrui (garantie grandement sous conditions ; d’usage, de lavage, etc.).
Le Premier Ministre a menti, une nouvelle fois, en déclarant, lors de la conférence de presse du 19 avril, que : « Les masques grand public nous paraissent, après étude, après certification, après normalisation, être à même de garantir la sécurité sanitaire de ceux qui en disposent. »
À ce jour, les masques « grands publics » ne font l’objet d’aucune norme et d’aucune certification mais d’une simple spécification de l’AFNOR.
Le Conseil scientifique du gouvernement indique, dans son avis du 20 avril, que « nous n’avons pas de données solides actuellement sur l’efficacité des masques alternatifs. »
La Cgt exige que tous les employeurs fournissent gratuitement des masques de type FFP2 ou FFP3 à tous les salariés, en quantité suffisante pour couvrir les plages horaire de travail. En 2009, suite à l’épidémie de grippe H1N1, la Direction Générale du Travail (DGT) avait demandé aux employeurs de faire des stocks de masques et de prévoir un Plan de Continuité de l’Activité.
Seulement 38 % des Français.es font confiance au gouvernement pour faire face à la crise du Covid-19, loin derrière l’Allemagne (62%), l’Italie (57%), le Royaume-Uni (61%).
Le scandale des masques s’ajoutent à celui des 8 500 respirateurs obsolètes car inadaptés aux malades du Covid-19.
À quelques jours du 11 mai, il est grand temps de ne pas faire supporter en plus, dans la période, le coût de masques vendus à des prix exorbitants.
Les injonctions contradictoires doivent cesser.
Des vies sont en jeu.
La Cgt exige l’accès gratuit aux masques pour toutes et tous, leur réquisition et gestion par les pouvoirs publics.