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Lettre économique n°32

23 octobre, par Lolo

Urgence sociale et écologique sont indissociables !

Quand plus d’une personne sur cinq admet avoir du mal à se procurer une alimentation saine lui permettant de manger trois repas par jour (baromètre Ipsos-Secours populaire) ou encore que la cantine des enfants représente pour 19 % un
obstacle financier, quand la question est celle de la subsistance, difficile pour eux de penser écologie.

Le social et l’environnement apparaissent dès lors, et à juste titre, comme deux préoccupations indissociables.

C’est bien sur ces deux dimensions que portent les propositions de la CGT, bien loin d’un « verdissement » de son discours pour s’insérer dans ’air du temps ou pour toute autre fin.

Ainsi, lorsque la CGT agit pour la reconquête de l’industrie et une relocalisation
au plus près des besoins, c’est bien en ayant en tête l’aberration de la Clio par exemple, véhicule le plus vendu sur le marché français mais pourtant produit essentiellement en Turquie et en Slovénie.
C’est tout à la fois bon pour l’emploi et pour la planète, avec la réduction
de l’émission de CO2.

Il en va de même lorsque la CGT, avec d’autres, se mobilise pour le maintien du train des primeurs et la relance du fret ferroviaire public, alors que le gouvernement
et la direction de la SNCF veulent à la place, au départ de Barcelone, faire rouler 20 000 camions de plus sur des axes routiers déjà saturés, aggravant considérablement les nuisances que vivent les riverains et les usagers !
C’est encore le cas s’agissant de notre revendication des « 32 heures » pour travailler moins, travailler mieux, travailler tous.
Il n’y a pas de meilleur moyen pour répondre aux nouvelles politiques énergétiques que de repenser le temps de travail et sa réduction.
Et la liste pourrait être rallongée à l’envi en passant par la Sécurité sociale
intégrale et la retraite solidaire.

C’est aussi vrai au niveau des entreprises, lorsque les salariés luttent pour être entendus sur des projets alternatifs face aux choix financiers à court terme des actionnaires.
C’est également le cas pour les fonctionnaires qui se mobilisent pour développer
les services publics et non les fermer.

Finalement, lier social et climat, c’est agir pour une autre répartition des richesses – et il y en a beaucoup dans le pays – au profit du travail et non de la financiarisation de l’économie.

Alors contre le coût du capital, il est urgent de se mobiliser !