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75ème anniversaire du débarquement en Normandie

11 juin, par Lolo

L’engagement du monde ouvrier pour la libération de la France
Pour la paix et le progrès social
75ème anniversaire du débarquement en Normandie

Engagement du monde ouvrier pour la libération de la France.
Au moment où est célébré le 75ème anniversaire du débarquement en Normandie, il est important de rappeler à toutes et à tous, le rôle de la Cgt, l’engagement de ses militants et du monde ouvrier, pour la libération de notre pays et pour le progrès social.

Ne comptons pas sur les autres : pouvoir et patronat, pour rappeler et mettre en avant, le rôle essentiel de la Résistance et en tout premier lieu, celui de la classe ouvrière et de la Cgt.

N’oublions jamais, le rôle de la CGT et du monde ouvrier pendant l’occupation du fascisme hitlérien jusqu’à la libération de notre pays, dont le débarquement en Normandie fut une des étapes importantes.

A la libération, la CGT est l’une des organisations qui, grâce à son engagement dans la Résistance et du fait de la répression dont elle a été victime, a permis de triompher du nazisme et du régime collaborationniste de Vichy.

Pour la paix et le progrès social

Alors que le budget militaire, consacré par notre pays est de 10 milliards d’euros par an, soit 2% du PIB à la demande de l’OTAN (dont la Cgt pour rappel, demande la dissolution).

Nous avons avec les salariés un rôle à jouer pour exiger un processus de désarmement, enjoindre les Etats à développer et favoriser le dialogue et les moyens financiers, pour la paix dans le monde et pour le progrès social.

La Cgt dans la Résistance.

Après la défaite militaire de la France face à l’Allemagne, Pétain nouveau chef du gouvernement, signe l’armistice le 22 juin 1940.

Une majorité de Français, se réfugie dans la résignation et l’attentisme. D’autres moins nombreux, dans la collaboration.

Pour une minorité de Français, le renoncement à poursuivre le combat réclamé par Pétain et l’occupation sont inacceptables.
De leur refus va surgir l’idée de résistance.

La classe ouvrière est restée dans sa masse fidèle à la patrie profanée.
Ne pouvant admettre à devenir un peuple d’esclaves sous les bottes des nazis, la Cgt au cours des quatre années d’occupation, a traversé plusieurs périodes et connu, en définitive des évolutions qui l’on conduite à combattre Vichy et à développer une action résistante.

Face à cette résistance, les nazis et leurs complices Vichystes menaient un fort combat.

La CGT, ainsi que le Parti communiste dissous, interdits, chassés, traqués, torturés. Sans oublier leurs militants fusillés ou morts en déportation (plusieurs centaines de militants CGT en Normandie).

Dans les entreprises, les militants CGT assurent la publication et la diffusion de la presse syndicale clandestine, principalement La Vie Ouvrière.

Ils sont nombreux à rejoindre les réseaux de résistance en appelant à lutter contre Vichy. Ceci, avec des moyens souvent dérisoires, ils manifestaient, sabotaient et préparaient les actions armées à venir.

Pour ces camarades, comme pour des centaines d’autres, femmes, hommes, jeunes et anciens, il allait de l’intérêt national de libérer la France de l’ennemi juré du mouvement ouvrier.

Le fascisme ainsi vaincu, de nouvelles bases pour la reconstruction du pays pouvaient être mises en place : indépendance économique, maîtrise des grands moyens de production et une politique innovante de protection sociale.

Ainsi sera élaboré et adopté le 15 mars 1944, le programme du Conseil National de la Résistance. La Cgt y a joué un rôle essentiel dans sa rédaction.

Pour la Cgt, il n’y a pas de progrès social, sans paix !

C’est pour cela, qu’à l’occasion du 75ème anniversaire du département en Normandie, il est important de rappeler, comment il a été possible de reconstruire un pays ruiné par la guerre, avec la mise en place d’un programme issu du Conseil National de la Résistance (CNR) dont la CGT était membre.

Un programme (sans la présence du patronat), qui a permis à la France de se relever et qui jetait les bases politiques, économiques et sociales pour les années à venir.

Un programme social basé sur le travail, qui :
- Donne naissance à la Sécurité sociale.
- Qui généralise le droit à la retraite.
- Qui inscrit les grands principes d’un Code du travail protecteur des salariés.
- Les Comités d’entreprise.
- La protection contre le chômage.
- L’idée de mise en place de services publics.
- Les nationalisations.
- Statuts des électriciens et des gaziers, des fonctionnaires, etc…

75 ans plus tard ! C’est cela, que le patronat et gouvernement veulent toujours remettre en cause…
Prétendre que 75 ans plus tard, les réformes issues du programme de CNR sont de nos jours financièrement insupportables, alors même que la France n’a jamais été aussi riche, est inadmissible.
(Les entreprises du CAC ont réalisé 93 milliards d’euros de bénéfices en 2017).

Les femmes dans la Résistance.

La place des femmes dans la Résistance a été reconnue tardivement dans l’historiographie de la seconde Guerre Mondiale.

En effet, c’est à partir du moment où la communauté scientifique s’est penchée sur la résistance quotidienne, loin des fronts de combats armés, que l’importance du rôle des femmes a réellement émergé.

Cacher, héberger, nourrir, approvisionner, combattre l’ennemi : telles étaient les missions que la majorité d’entre elles exerçaient dans la clandestinité.

Au sein des réseaux, elles assuraient les travaux de secrétariat, étaient agents de liaison ou officiaient dans les services sociaux.
Venues de tous les horizons sociaux et « portées par un devoir citoyen sans en avoir les droits », elles sont cantonnées aux rôles « dits » subalternes, mais essentiels.

Néanmoins certaines avaient rejoint les unités de la France Libre comme médecin, infirmière et aviatrice.

Bien que le Colonel Rol-Tanguy ait déclaré dès la Libération en parlant des femmes que « sans elles, la moitié de notre travail eut été impossible ».
Les résistantes sont les oubliées de la seconde guerre mondiale et leur engagement fut peu valorisé à la Libération.
En effet, seulement 6 femmes sont nommées Compagnons de la Libération sur 1059 au total.
Grâce à leurs rôles pendant l’occupation, elles obtiennent enfin, le droit de vote et d’être élues.
Près d’un siècle après les hommes, elles voteront pour la première fois en 1945 et entreront au Sénat en 1946.

La presse syndicale : La Vie Ouvrière, dans la Résistance.

Le gouvernement a peur du peuple ! Le 27 septembre 1939, la Vie Ouvrière (Journal de la CGT) est interdite. En janvier 1940, elle réapparait clandestinement, 233 numéros ont été publiés pendant l’occupation.

La Vie Ouvrière reparait légalement. Ceux qui préparaient la grande trahison et la collaboration, ne pouvaient tolérer que continue à paraitre notre journal qui fut ceux, rares, qui dénoncèrent avec vigueur le complot tramé contre la France et dont Munich fut une des péripéties.

La Vie Ouvrière ne s’inclina jamais. Avec le journal l’Humanité, elle est le journal qui compte le plus grand nombre de numéros illégaux.

Nous avons connu des périodes difficiles. Maintes fois nos imprimeries furent détruites ou saisies par la police ou la gestapo, nos rédacteurs arrêtés, emprisonnés, torturés ou fusillés.

Chaque fois nous avons remis debout nos moyens d’édition. De nouveaux rédacteurs remplaçaient ceux qui étaient tombés dans le combat et la Vie Ouvrière reparaissait sans coupure.

Chacun sait la place décisive que notre journal a tenue dans la lutte contre les envahisseurs et les traites.

Elle popularisa les grèves et les manifestations, transmit les directives des Comités populaire et des directions illégales des syndicats.

Dans la clandestinité, elle fut ce qu’elle était avant : un lien entre les ouvriers et un guide fidèle pour tous les militants.

Luttons ensemble pour le progrès social !

Pour la Cgt, le grand Capital est retombé dans son biais historique, à savoir : faire de l’argent avec l’argent.

Les gouvernements successifs se sont contentés de les accompagner, en mettant en place des réformes régressives et antisociales.
Aujourd’hui, le Président des riches continue dans cette voie.
Il ne répond pas aux colères sociales qui s’expriment depuis plusieurs mois.
- La casse de notre industrie, de nos services publics et de notre protection sociale se poursuit.
- La précarité s’accentue, les droits des salariés actifs, des privés d’emploi et des retraités sont remis en cause.

Agissons avec la Cgt…

Pour la CGT, face à cette situation ou les attentes sociales demeurent, ou la désillusion et la perte de confiance prennent le dessus, nous devons alerter les salariés et les citoyens, sur l’urgence d’agir contre cette destruction programmée qui nous replonge dans les sombres épisodes de notre histoire et qui fait le lit à l’extrême droite.

Le pouvoir veut aujourd’hui casser tout ce qui est collectif.
Pour la Cgt, il faut redonner confiance à l’organisation collective.
La transformation sociale n’a produit des effets que parce que l’intervention était collective.
Et c’est ce goût du collectif qu’il faut mettre en avant.

C’est dans l’unité que le programmé du CNR a été imposé au patronat et au gouvernement. C’est les divisions successives qui favorisent son détricotage

L’argent existe !
Utilisons-le, pour nos revendications !
La Cgt fait 19 propositions pour répondre à l’urgence sociale.

Comme il y a 75 ans, Battons-nous pour les imposer !


L’excellent tract de la Cgt Normandie