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La retraite ne doit pas redevenir l’antichambre de la mort…

4 juillet, par Lolo

RETRAITE - TOUS PERDANT - TOUS MOBILISE...

Jamais projet anti social et purement libéral, sans fondement économique, mais avec comme seule volonté politique affichée d’en finir avec la protection sociale issus du CNR de 1945, ne fera autant de dégât auprès de la population Française...

Jamais la question de la mobilisation massive des citoyens et salariés pour faire échec à ce projet mortifère, n’aura été posé...
La Cgt comme l’ensemble du monde syndical porte la responsabilité de sa réussite…
A condition bien sûr de croire en la capacité du mouvement social à porter le progrès sociale plutôt que sa destruction par des gouvernent aux services du capital et de la finance….

Voilà plus d’un an que le gouvernement par l’intermédiaire de jean Paul Delevoye a mené un simulacre de négociations nommées symboliquement « concertations ». Concerter n’est pas négocier, c’est juste de l’affichage médiatique et un moyen de gagner du temps.

Les dernières déclarations gouvernementales ne laissent planer aucun doute : dès 2020 le retraité qui partira à l’âge légal de 62 ans et ce jusqu’à 64 ans avec une carrière complète (43 ans) verra sa pension amputée avec une décote de 10% jusqu’à 64 ans.

Au final aucune surprise le gouvernement veut imposer un système de retraite à points ultra libéral qui met fin à notre système de retraite avec ses 42 régimes (bases et complémentaires). Au nom de l’ « équité » rien ni personne ne sera épargné !!

Tel que le voulait le patron des patrons néanmoins responsable des assurances privées D. Kessler en 2007, c’est la fin du modèle social voulu par le conseil national de la résistance dès 1944, mis en place par le ministre du travail Ambroise Croizat.

C’est la fin des régimes spéciaux et la prise en compte de la pénibilité de leur travail.

C’est la fin du régime de la fonction publique et par la même du statut des fonctionnaires.
Et ça ne touche pas que les fonctionnaires puisque ce régime par point rend évidemment caduque tous les accords d’entreprise ou de branche qui permettaient de partir en pré-retraite souvent en lien avec la pénibilité du travail.

Le système de retraite par points est un système qui met en place un mécanisme purement gestionnaire et comptable de la retraite.

Durant toute votre carrière vous accumulez des points qui multipliés à la valeur du point au moment du départ se transforme en pension.
Cette valeur du point peut changer chaque année en fonction de la conjoncture économique et démographique.
En clair, vous partez une année de récession économique ou d’explosion des départs à la retraite, le point baissera et votre pension idem.
Ainsi le système s’auto équilibre en fonction des moyens et non des besoins et surtout des droits.

C’est la fin des droits.
Les pensions ne seront plus le reflet de vos salaires mais seront le reflet de l’état économique de votre pays.
C’est ainsi, que sans exception tous les pays qui ont adopté un système par points (Allemagne, Suède…) ont vu le montant des retraites baisser de façon drastique en peu de temps.

Mettre en place un système de retraite à point c’est le moyen trouvé par le gouvernement et ses alliés de la finance pour qu’enfin une partie des salariés adhérent à des fonds de pension afin de venir compléter une retraite qui sera réduit au minimum vital.

C’est la double peine.
Le salarié cotisera toute sa carrière en évitant au maximum d’être en maternité, maladie, invalidité ou au chômage (périodes qui auront un impact direct sur la pension car calculée sur toute la carrière), pour une pension qui ne dépassera pas 40 à 50% de ses salaires.
Il devra aussi cotiser pour compléter cette pension minable à un système de fonds de pensions en risquant de tout perdre aux premiers aléas boursiers.

Dans ce système il est aisé de comprendre que l’âge de départ devient aléatoire et dépendra surtout du niveau de la future pension.

La majorité des futurs retraités, à condition de le pouvoir, devront continuer à travailler le plus longtemps possible afin d’améliorer sa pension, les autres se contenteront même après plus de quarante ans de dur labeur du minimum vital.

Il faut s’opposée à la suppression des régimes spéciaux attachés au statut et s’opposée à la remise en cause pour tous les salariés des dispositifs de solidarité dont bénéficient 14,9 millions des actuels retraités.

Après la remise en cause du code du travail, après la privatisation de la SNCF, après le démantèlement de la fonction publique, c’est un changement radical de société de plus qu’impose cette réforme.

La retraite ne représente plus la contrepartie du travail de toute une vie mais un minimum pour vivre que la société nous accorde.
Le retraité est dans cette vision, considéré comme une charge, n’étant plus bon à rien puisque plus bon à travailler.

C’est une régression considérable qui nous ramène avant 45 où chacun devait trouver par lui-même les moyens de survivre et notamment par le biais des solidarités familiales.

Le monde à changer !
Avec la réforme Macron, c’est le retour programmé à la pauvreté, à la précarité des personnes âgées dans une société où les solidarités familiales ne peuvent plus s’organiser comme avant.

Pour rappel : La CGT lors de son congrès de mai dernier s’est « engagée à combattre le projet gouvernemental « Delevoye » de système universel de retraite à points »...

Il est impératif d’exiger tous ensemble et immédiatement l’abandon du projet, le maintien des régimes actuels et demander que soit prise en compte ses propositions d’amélioration du système actuel… Parce que :


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