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Manif à genève le 17/6, élection CES & Euro Manif à Bruxelles Le 26/4/2019

24 mai, par Lolo

Manifestons à Genève le 17 juin 2019 !

La CGT a décidé de participer à la manifestation mondiale du 17 juin à Genève, à l’occasion des 100 ans de l’OIT.

L’objectif des organisations syndicales est triple :
- Pour la défense du droit de grève et des libertés syndicales
- Pour une norme contraignante contre les violences et le harcèlement sur le lieu de travail
- À la reconquête de l’Organisation internationale du travail.

Adopter une Déclaration du centenaire sur l’avenir du travail permettant aux travailleurs/euses de reprendre le contrôle du temps de travail, d’améliorer la santé et la sécurité et d’obtenir un salaire minimum décent.

Approuver une Convention contraignante pour lutter contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail.


Laurent Berger prend les rênes de la
Confédération européenne des syndicats

Il a été le mieux élu de la nouvelle direction, recueillant 95,9 % des voix, quand le secrétaire général de la CES, Lucas Visentini, avec lequel il revendique un « lien très fort », a été confirmé à son poste mais le deuxième plus mal élu, avec un score de 76,6 %.

Force ouvrière s’est abstenue et la CGT a voté pour l’ensemble de l’équipe de direction, dont Laurent Berger, comme d’ailleurs pour le rapport d’activité.

Plus de 600 délégués syndicaux nationaux, y compris les présidents et/ou secrétaires généraux des 90 organisations syndicales nationales affiliées en provenance de 38 pays et de 10 fédérations syndicales européennes sectorielles

Alors même que CGT et CFDT sont main dans la main au congrès de la CES, ils revendiquent un nombre d’adhérents : 653 000 syndiqués pour la première, contre 624 000 environ pour la seconde.

Souvenons-nous qu’en 1975, la CGT, c’était 2,4 millions de syndiqués…
Et 5 597 000 adhérents en 1945.

"La violence de l’offensive néolibérale lancée dès la décennie 1970, la désindustrialisation graduelle du pays, l’accélération des délocalisations, l’essor de la sous-traitance et l’« ubérisation » de la société, mais aussi la répression patronale et étatique visant spécifiquement les activités syndicales, ont assurément produit leurs effets, déterminants, dévastateurs, en accentuant la précarisation et la fragmentation du monde du travail...

L’influence de la CGT s’est réduite, fondamentalement, parce que, sous la poussée néolibérale, liée au retour au pouvoir de la haute finance à la fin des années 1970, le rapport de forces entre le capital et le travail s’est considérablement modifié en faveur du premier, ce qui a fait reculer le second et l’a depuis 40 ans placé sur la défensive…

Le manque de combativité de plus en plus manifeste des directions successives de la CGT a considérablement aggravé la situation...

Par la suite, les conflits internes ne firent que s’exacerber ils imprimèrent une tendance réformiste défaitiste aux instances dirigeantes...

C’est sous la mandature de Louis Viannet, secrétaire général de 1992 à 1999, que ces dernières décidèrent en novembre 1994 le retrait de la Cgt de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), jugée « non démocratique » car « révolutionnaire » et considérée, dès mai 1992, comme étant « arrivée au terme de son processus historique » et relevant du « dernier carré » des syndicats inscrits dans une vision « obsolète » du monde."

La conception réformiste des rapports capital-travail imposa ainsi le renoncement à la lutte de classes et lui substitua un prétendu « syndicalisme rassemblé », fondé sur le déploiement d’un « dialogue social » par la « concertation », la « négociation », la « proposition » et le « partenariat ».

"Logiquement, compte tenu de ces dérives et de cette inconsistance d’analyse, la direction confédérale toucha le fond durant les deux années de mandat de Thierry Lepaon (2013-2015), lequel fut contraint de démissionner à la suite d’un scandale lamentable avant d’être généreusement récompensé pour son œuvre par le Premier ministre « socialiste » Manuel Valls (qui le propulsa à la tête de l’« Agence de la langue française ») et récemment recyclé par le président Macron en personne (qui le nomma, en mars dernier, « inspecteur général de la jeunesse et des sports de première classe »)."

"Cette lente et désastreuse dégénérescence d’une direction confédérale de plus en plus visiblement intégrée au « système » détériore gravement l’image de la Cgt et la discrédite aux yeux de maints salariés..."

"La Centrale en tournant le dos aux combats héroïques des camarades du passé, ce ne sont donc pas les travailleurs qui se sont détournés d’elle ; C’est sa direction qui les a tous abandonnés sous le feu de la guerre de classes que les capitalistes mènent contre eux."

Lien vers l’article FSC...


MANIFESTATION Vendredi 26 avril 2019
10h30 Bruxelles Place du Luxembourg

Lutter pour une Europe sociale ! Combattre une Europe libérale !

Une manifestation qui n’a réuni que quelques milliers de manifestants, essentiellement les états majors syndicaux.

Une mobilisation qui apparait très faible alors que l’organisation largement financée par l’UE, revendique l’adhésion de 89 confédérations syndicales et 45 millions de membres, dont 3.5 millions sont censés se situer en Belgique…

Le but affiché ? faire campagne pour la construction européenne à la veille des élections au parlement européen, en s’appuyant sur la fausse promesse de l’Europe Sociale, et ce alors que les travailleurs sont toujours plus opposés à l’Union Européenne qui mène une guerre de classe acharnée pour démolir les salaires, mettre en concurrence les travailleurs et les pays afin de détruire l’ensemble des conquêtes sociales, démocratiques et écologiques pour faire grimper les profits des multinationales.

La CGT, avait pourtant avec d’autres organisations syndicales (belges, espagnoles ou italiennes entre autres) ainsi que la Confédération européenne des syndicats, envoyé un signal fort à l’Europe en décidant d’organiser une grande manifestation européenne le 26 avril devant le parlement à Bruxelles.