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Pour une fiscalité plus juste....

Les seuls à tirer un bénéfice économique immédiat des baisses d’impôts sont les plus riches.
En matière d’impôt sur le revenu, près de 70 % des niches fiscales profitent aux 10 % les plus riches.
Ils sont financièrement plus aptes à pallier la disparition d’un service public.

Plus d’impôts progressifs
Pour que le système fiscal soit plus juste , il faut favoriser l’application d’impôts progressifs (impôts taxant les contribuables en fonction de leurs ressources).
Il convient donc de renforcer la place de l’impôt sur le revenu, notamment en augmentant les taux pour les plus hauts revenus et en réduisant les niches fiscales, afin d’en faire un grand impôt citoyen, qui serait le socle du système fiscal.

Moins de taxes proportionnelles
A l’inverse il convient de réduire l’influence des impôts proportionnels comme la TVA.
Ceux-ci sont injustes car leur impact sur le budget des ménages est inversement proportionnel aux revenus perçus.
Il faut donc, entre autres, réduire le poids de la TVA en baissant le taux normal de 20 à 15%, et en supprimant la TVA sur les produits de première nécessité.

Taxer plus le capital et moins le travail
La financiarisation de l’économie est outrancière.
Le chômage gangrène la société. Les salaires stagnent mais les versements de dividendes explosent.
Malgré cela, les revenus du capital sont moins taxés que les revenus du travail.
En clair, les bénéfices des entreprises sont orientés vers les actionnaires plutôt que vers les salariés.
Il faut donc, au contraire, plus taxer le capital que le travail pour réorienter les profits vers l’emploi et les salaires.

POUR RÉDUIRE LES DÉFICITS

Traquer les fraudeurs
Avec 60 à 80 milliards d’euros de fraude fiscale par an en France, juguler celle-ci résoudrait la problématique du déficit public.
Pour ce faire, il faut renforcer l’arsenal juridique et durcir les sanctions à infliger aux fraudeurs.
Mais, il faut également et surtout recruter des agents des Finances pour lutter efficacement contre ce fléau.
Il convient également de protéger davantage les lanceurs d’alertes.

Emprunter à la BCE
Pour rembourser sa dette la France a l’obligation d’emprunter sur les marchés financiers.
Alors que la BCE inonde ces mêmes marchés de liquidités, les États sont contraints de contracter des prêts assortis d’intérêts.
Le remboursement de ces seuls intérêts a représenté en 2017, 42 milliards d’euros pour l’État Français.
Permettre de se financer directement auprès de la BCE réduirait de moitié le déficit public.

Réduire les niches
Selon la Cour des comptes, les niches fiscales, ensemble des mesures « d’optimisation fiscale », coûtent à la France 150 milliards d’euros par an.
Elles bénéficient très majoritairement aux plus riches et aux très grands groupes. Leur efficacité n’a pourtant jamais été démontrée.
Il conviendrait donc de circonscrire ces aides à celles ayant une réelle utilité sociale, économique ou environnementale.

Les impôts progressifs pour plus de justice sociale...
La déclaration des droits de l’homme et du citoyen prévoit que chacun doit contribuer à hauteur de ses moyens.
C’est dans cet esprit qu’est construit l’impôt sur le revenu (principal impôt progressif du système fiscal français), le taux d’imposition augmentant progressivement en fonction des revenus.
Pourtant, si ce mode d’imposition paraît, à l’évidence, le plus juste, il est largement minoritaire (moins de 25 % des recettes fiscales de l’État).
Il est, en plus, sans cesse affaibli et remis en cause pour le plus grand bonheur des plus riches.

Les impôts proportionnels creusent les écarts...
La TVA est le principal impôt proportionnel.
Elle ne prend pas en compte les ressources du contribuable, contrairement aux impôts progressifs.
Un même taux d’imposition s’applique que l’on soit très riche ou très pauvre.
En réalité, plus les rémunérations augmentent et plus la part d’impôt à payer baisse. On peut donc qualifier ce système de dégressif.
En clair plus on est riches et moins on contribue. Aussi aberrant et injuste qu’il y paraisse, c’est pourtant le type d’imposition le plus répandu et en constante augmentation dans le système fiscal français.