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Le PLFSS 2019 : La Grande Escroquerie...

Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2019
Notre sécu pillée par l’Etat pour les patrons !
Maintenant c’est du chacun pour soi pour les besoins du patronat...

« Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la Sécurité sociale soit mis en péril »
Ambroise Croizat

Un Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2019 de tous les dangers qui enclenche un tournant désastreux !

Le PLFSS 2019 vise à libérer l’activité économique !

Le PLFSS 2019 vise à « Libérer l’activité économique, soutenir ceux qui travaillent et entreprennent » !
Voilà donc le premier et principal objectif du budget de la sécu : Libérer l’activité économique.
Voilà le tournant destructeur que fait prendre le gouvernement Macron à notre sécurité sociale, anticipant dans le même temps son projet de modification de la notre Constitution qui, entre autres, notifiera la fin de notre sécu en confondant sont budget à celui de l’État, pour aboutir à intégrer le PLFSS dans le PLF !

Mieux comprendre ce Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale

Le PLFSS 2019 correspond à 509 Milliards d’euros au titre des dépenses de sécurité sociale (Le budget de la protection sociale, incluant assurance chômage, retraite complémentaire et dépenses en matière d’exclusion, handicap, dépendance etc… s’élève à 760 milliards d’euros en 2016).
La raison d’être de ce budget devrait être la réponse aux besoins de la population en matière de garantie de ressources de la naissance à la mort. Depuis plusieurs années les gouvernements successifs n’ont de cesse que de réduire les dépenses, donc les garanties mais aussi les cotisations pour répondre aux sirènes du Patronat au nom du « coût du travail » et de la « compétitivité.

Le Jackpot à plus de 40 milliards pour les patrons :
Charité bien ordonnée commence par servir sa caste !

Fidèle à ce qu’avait initié Hollande, le Gouvernement Macron poursuit la basse besogne : Donner aux plus riches au détriment de ceux qui créent la richesse : Les salariés.
Dès janvier 2019, le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE) se transforme en allègement de cotisations sociales… « Ce qui favorisera la création d’emploi pour les peu qualifiés » nous dit le dossier de presse.
Rappelons-nous que les CICE de 2013 à 2018 auront représenté plus de 110 milliards d’euros de cadeau aux entreprises qui plutôt que de créer de l’emploi ont augmenté leur trésorerie. Eh bien cela tombe bien, car là encore le dossier de presse nous dit qu’ « En 2019, les entreprises bénéficieront d’un gain de trésorerie de l’ordre de 20 milliards d’euros » !
Au total ce sont plus de 40 milliards qui seront versés aux patrons (21 milliards du CICE 2018 et 20 Milliards au titre de la suppression des cotisations sociales).

La sécu uniquement pour ceux qui travaillent ou entreprennent voilà le libéralisme que Macron met à l’œuvre !

C’est la seconde priorité du gouvernement : Soutenir ceux qui travaillent et entreprennent. Ce faisant, c’est l’exact inverse de ce qui fonde notre sécu.
C’est-à-dire qu’au lieu de garantir des ressources en toutes circonstances pour chacun afin d’assurer sa subsistance et celle de sa famille selon le principe « de chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », le Gouvernement des riches, propose de soutenir ceux qui en ont le moins besoin. C’est une sécu « au mérite ».

C’est la règle du chacun pour soi, celle prônée par le libéralisme que sert Macron.

Que deviennent les malades, les invalides, les retraités, les étudiants, les privés d’emploi, les femmes enceintes : Ils n’auront que des miettes, qui ne compenseront pas les pertes de ressources engendrées par le PLFSS.

La sécu à la sauce Macron : Une entreprise qui doit faire des excédents au détriment des besoins de la population auxquels elle est censée répondre !

La fameuse expression "déficit de la Sécurité Sociale" est un légende urbaine, un mythe, une mystification, un mensonge, une manipulation politique et comptable. Elle n’a qu’une seule vocation : culpabiliser les assurés, les allocataires, les pensionnés pour mieux les préparer à accepter les sacrifices auxquels ils doivent consentir années après années.
Vous l’aurez compris, désormais, tout comme le gouvernement, les institutions, ou la fonction publique, la « Sécu » doit être considérée et fonctionner comme une entreprise : Elle doit donc forcément dégager des excédents !
Comment dégager des excédents ?
On baisse les garanties de ressources (Vieillesse, maladie, famille, etc…) !
Que fait-on des excédents ?
On verse tout cela à l’État, en instaurant de fait une fongibilité entre PLF et PLFSS !

La fin de la compensation par l’État des exonérations de cotisations sociales :

C’est les salariés qui paient la note et les garanties qui baissent !
Le PLFSS « s’inscrit dans l’objectif de baisse de la dépense publique et de la réduction du déficit » voilà qui place notre sécurité sociale sous la règle d’or et le TSCG et comme partie intégrante du budget de l’État.
Non seulement l’État baisse les garanties pour créer de l’excédent au détriment des besoins de la population, mais encore il arrête de compenser les baisse de cotisations sociales, c’est-à-dire qu’il baisse aussi les recettes de notre sécu !
Voilà l’escroquerie, le Vol, le pillage !

Les cotisations c’est du salaire !

Le mensonge du gain de pouvoir d’achat du fait de l’exonération des cotisations sociales
La communication manipule à tout va : Vous allez gagner en pouvoir d’achat car les cotisations sociales baissent !
Mais les cotisations c’est du salaire !
Donc, on vide les caisses de la sécu et les garanties qui vont avec, et l’on vous fait croire que vous allez gagner quelques euros par mois…
Ensuite, vous verrez de combien sera la facture du « RAC » (Reste à Charge) ou celle de votre complémentaire Santé !

Le tiers payant non généralisé et reste à charge « zéro » pour l’optique, le dentaire et l’audio : L’accès aux soins en baisse

Continuons la démonstration. Baisse des dépenses (donc des garanties pour la population), Baisse des recettes (non compensation des exonérations de cotisations sociales) cela donne forcément, notamment en terme de maladie ou de santé, une hausse du « RAC » (reste à charge).
Tout le monde aura compris que :
1) Les coûts des complémentaires santés vont exploser
2) Différents niveaux de garanties seront proposés mais « à chacun selon ses moyens »
3) Ceux qui n’en ont pas les moyens n’auront plus accès aux soins
4) Les risques en termes de santé publique seront augmentés
5) C’est la fin du caractère universel et solidaire de notre système de protection sociale

Un chiffre : 3,8 milliards de moins pour se soigner voilà le PLFSS 2019 (en 2018, c’était moins 4,2 milliards de quoi se plaint-on !)

Et le Budget de la Défense alors ?
+ 5% soit + 1,8 Milliards en 2019

Le SMIC exonéré totalement de cotisations sociales : trappe à bas salaires !

Avec ce PLFSS 2019, c’est le blocage des salaires au ras …du seuil d’exonération de cotisations sociales soit le SMIC. C’est la garantie de voir les salaires stagner

Désindexation de l’inflation des retraites et des allocations familiales : Hold-up !

Encore des « économies » (Un vol plutôt !), le fait de ne plus indexer les pensions de retraites et les allocations familiales et allocations logement sur l’inflation.
Pour les retraités, après la hausse de 26% de la CSG, seulement 0,3% de hausse artificielle pour 2019 et 2020. Soit une « économie » (un vol, donc) de 1,8 milliards !

La manipulation du Gouvernement

Le Gouvernement Macron manipule à son gré les discours sur la crise des finances publiques et le niveau de la dette publique dont les salariés ne sont nullement responsables.
Toujours sous l’influence du patronat et de la finance, il poursuit une offensive sans précédent contre les modalités de financement de la protection sociale mise en œuvre par les organismes de la Sécurité Sociale.

Dans un tel contexte, toutes les politiques publiques concourant et assurant un véritable droit à la protection sociale des salariés, des privés d’emploi, des retraités, de la jeunesse, sont aujourd’hui remises en cause.

C’est pour quoi Ensemble Exigeons :
- D’Augmenter les salaires de façon significative sur la base du SMIC à 2 000 euros (1 % d’augmentation représente 2,2 milliards d’euros pour la Sécurité sociale).
- De Renforcer la lutte contre la fraude des entreprises en matière de cotisations sociales.
- De Mettre en place une réelle égalité professionnelle qui aurait un impact mportant sur les recettes de la Sécurité sociale.
- De Mettre fin aux allégements et exonérations de cotisations
- Le 100 % sécu tel que proposé par la FNPOS.

« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! »
Henri Krasucki


Le tract


La vidéo PLFSS 2017