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2016, les chiffres de la protection sociale en France

La protection sociale en France représente 32 % du PIB, ce chiffre tient compte du fait que l’ensemble de ces prestations est organisé au niveau public en France, à la différence d’autres pays.

En 2016, le système de protection sociale c’est 759,5 Mds€ de dépenses pour 755,6 Mds€ de recettes.

Ainsi, le déficit est de 3,9 Mds€ (2014 : 7,7 Mds€ ; 2015 : 5,5 Mds€ ; et …22 % en 2010).

Les recettes de 755,6 Mds€, se composent de cotisations (461,8 Mds€), impôts et taxes (184,9 Mds€), dotations et autres ressources (108,9 Mds€).

Les cotisations sociales connaissent une hausse plus lente que la masse salariale (+1,4 % contre 2 % pour la masse salariale), en raison de l’augmentation des allègements fiscaux (réduction des cotisations employeurs sur les bas salaires jusqu’à 1,6 smic et baisse jusqu’à 3,5 smic du taux de cotisation famille).

Quant aux dépenses, en hausse de 1,7 %, elles représentent pour :
L’essentiel, à 94 %, les prestations sociales versées soit 714 Mds€, en hausse de 1,8 %.
Le reste représente les frais de gestion et frais financiers, pour 45,5 Mds€.

Parmi les dépenses de santé, les dépenses de maladie se montent à 204,3 Mds€ (+2 %), celles de l’invalidité, à 38,8 Mds€ ont une plus forte hausse (+2,7 %), et les accidents du travail représentent 6,8 Mds€, en baisse de 2 % (faible revalorisation des rentes AT-MP, baisse de volume des rentes).

Les prestations chômage, soit 90 % des prestations emploi, diminuent de 1,1 % grâce à une amélioration du marché du travail et par une moindre hausse des allocations chômage.
L’augmentation du montant des prestations emploi est due au plan de 500 000 formations supplémentaires, donc à la forte accélération des actions d’insertion et réinsertion et d’entrées en formation (+71 %).

Les dépenses de risque logement (18,4 Mds€, +1,3 %) et de pauvreté et exclusion sociale (21,3 Mds€, +2,9 %) accélèrent, même si le nombre de bénéficiaires du RSA diminue, en raison du relèvement du montant forfaitaire.
Les prestations RSA activité et prime pour l’emploi, transformées en prime d’activité au 1er janvier 2016, progressent de 3 % et représentent 21 % des prestations pauvreté et exclusion sociale.

Les prestations vieillesse (286,6 Mds€, +1,8 %) et survie (pension de droits dérivés, dont réversion, 38,4 Mds€, +0,4 %) connaissent un ralentissement de leur croissance (+1,7 %) mais représentent 46 % de toutes les prestations sociales, en particulier en raison d’un flux plus important de nouveaux retraités (+3,4 %).

Les prestations de risque famille sont en légère hausse (+0,9 %) due à la reprise de la prime de naissance et prestation d’accueil du jeune enfant (PAGE), alors que les allocations familiales sont stables, dans une année qui a connu la poursuite de la baisse de la natalité.

Ces prestations correspondes à une volonté forte de redistribution et ainsi diminue le taux de pauvreté en France.

Publication Dress, le 30 novembre, les chiffres provisoires des prestations sociales pour 2016