VIRAGE HUMAIN

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M. Tourraine - Une ministre de plus au service du patronat et de la finance

jeudi 29 septembre 2016, par Lolo

Marisol Touraine vient d’annoncer fièrement :"L’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux.
La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit.
Nous avons sauvé la Sécu."

A quel prix ?
Comment la ministre qui ferme des milliers de lits dans l’hôpital public, qui réduit les dépenses de santé, qui bloque les retraites, qui rabote les prestations familiales, qui supprime des milliers d’emplois dans la Sécurité sociale dont les premières victimes sont les assurés sociaux, les retraités, les allocataires peut-elle, sans aucune vergogne, affirmer une telle ineptie.

Comment oser affirmer que la Sécurité sociale est sauvée alors que tous les ans, 30 milliards de cadeaux sont faits au patronat en l’exonérant de cotisations.

Comment oser affirmer que la Sécurité sociale est sauvée quand le projet de loi de financement de la Sécurité sociale affaiblit notre système de protection sociale.

Le gouvernement dit de "gauche" par l’intermédiaire de sa Ministre n’a rien sauvée, si ce n’est les intérêts du patronat.

Il nous faut continuera de combattre cette politique libérale antisociale de destruction qui tue la Sécurité sociale.


Pour en savoir plus...

Le déficit en 2017 du régime général (maladie, retraites, famille, accidents du travail) sera ramené à - 400 millions d’euros, contre 3,4 milliards en 2016, a annoncé la ministre de la Santé, suite à la a présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).

L’amélioration est attendue du côté de l’Assurance maladie avec un déficit réduit à - 2,6 milliards d’euros, contre 4,1 en 2016.

- Les hôpitaux encore sollicités, le gouvernement a annoncé un relèvement de 1,75% à 2,1% de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam), utilisé pour freiner leur augmentation naturelle, afin d’honorer les revalorisations des revenus des médecins libéraux et de la fonction publique hospitalière.

Le gouvernement prévoit de réaliser encore plus d’économies, à hauteur de 4 milliards d’euros, principalement autour des médicaments, il compte également sur le développement des génériques et la baisse des tarifs des dispositifs médicaux.

Les hôpitaux, en forte tension, ne seront pas épargnés.
Il leur sera demandé encore plus d’efforts qu’en 2016 (845 millions d’euros contre 690 en 2016).

Il mise également sur la poursuite du virage ambulatoire qui consiste à écourter les durées d’hospitalisation, et "le bon usage des soins" qui prévoit notamment de baisser les tarifs des radiologues et des biologistes pour dégager de nouvelles économies.

Enfin, il pourra compter sur une nouvelle taxe sur les distributeurs de tabac à rouler évaluée à 130 millions d’euros pour renflouer les caisses.

De plus une énième baisse de la masse salariale et une attaque en regle contre les personnelle de la SECU et de la Santé devrait aider à assainir les comptes de la Sécu.