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Agirc - Arrco : Rassemblement à Paris le 16 oct 2015

lundi 12 octobre 2015, par Lolo

Financer et pérenniser les retraites autrement c’est possible !
Le 16 octobre, pour mes droits à la retraite complémentaire : j’agis !

C’est vendredi 16 octobre que l’accord est soumis à la signature des organisations syndicales.

En l’état, il entérinerait une nouvelle dégradation du niveau des pensions du privé et conduirait à un nouveau report de l’âge légal de départ pour tous.

Le MEDEF entend imposer un recul sans précédent.

Tout d’abord, pour les retraités actuels qui verront leurs pensions bloquées.
Rappelons que celles-ci le sont déjà depuis 2013.

Ensuite, pour tous les futurs retraités qui vont voir le prix de l’acquisition du point augmenté et donc le montant de leur retraite complémentaire diminué. _ Il propose également de reculer l’âge effectif de départ en retraite en instaurant des abattements jusqu’à 65 ans pour tous les salariés qui partiront à l’âge légal.

Enfin pour la catégorie cadre, la mise en place d’un régime unifié (fusion ARRCO et AGIRC) qui au-delà du fait qu’il permettra de se servir des réserves des non cadres pour financer les retraites des cadres, actera la suppression de la garantie minimale de point qui bénéficie aux cadres les moins payés (environ 36%) et la remise en cause du statut cadre.

Rassemblement Vendredi 16 octobre 2015 à 12h30
devant le Medef
55, avenue Bosquet 75007 Paris
Métro : Ecole Militaire

Voir l’article sur l’AGIRC-ARRCO...


En Savoir Plus...

La séance de négociation sur les retraites complémentaires Agirc et Arrco du 22 juin, censée être conclusive, n’a pas abouti à un accord.

Le blocage est essentiellement dû, une nouvelle fois, à l’absence de hausse des cotisations et à la mise en place d’un abattement temporaire et dégressif sur les pensions.

Une nouvelle séance plénière (en principe la dernière) a été programmée le 16 octobre prochain.

Si le patronat a revu sa copie (Voir le document en pièce jointe...) notamment sur les abattements temporaires et dégressifs décriés par l’ensemble des syndicats et sur les pensions de réversion, le nouveau texte transmis par le Medef le 19 juin est à nouveau marqué par l’absence de mesures relatives à la hausse des cotisations.

Un abattement temporaire et dégressif jusqu’à 65 ans

Jugée comme « inacceptable » par l’ensemble des syndicats, la mesure phare du patronat, l’abattement temporaire et dégressif, a été revu.
Ainsi, l’abattement serait applicable sur les pensions entre 62 et 65 ans et non plus jusqu’à 67 ans.

En outre, le taux d’abattement serait abaissé par rapport à la version précédente. Ainsi, si l’assuré souhaite partir à la retraite avant 65 ans, une décote de 30 % serait applicable en cas de départ à 62 ans (au lieu de 40 %), de 20 % à 63 ans (au lieu de 30 %) et de 10 % à 64 ans (au lieu de 18 %).

Enfin, la mise en œuvre de cette mesure serait repoussée aux liquidations prenant effet à compter du 1er janvier 2019 (au lieu de 2017) pour les générations nées à partir de 1957.

L’âge de la réversion fixé à 55 ans

Si le patronat a décidé de maintenir une proratisation de la pension de réversion en fonction de la durée de mariage, il est toutefois revenu sur le taux et l’âge d’accès à la pension de réversion.

- En effet, alors qu’il souhaitait aligner l’âge de la réversion du régime Arrco sur celui de l’Agirc, le patronat fait marche arrière, voire inverse la situation, en alignant finalement l’âge de réversion du régime Agirc sur celui du régime Arrco.
- Ainsi pour bénéficier d’une pension de réversion, l’âge requis serait de 55 ans dans les deux régimes (contre 60 ans à l’Agirc). En outre, il ne serait plus question d’abaisser le taux de la réversion. Celle-ci resterait égale à 60 %.

Les droits des chômeurs non modifiés

Les droits des chômeurs ne seraient plus remis en cause. En effet, si le patronat souhaitait que les points inscrits aux comptes des chômeurs correspondent aux cotisations versées par l’Unédic ou l’État, cela ne serait plus le cas, selon le nouveau document de travail.

La création d’un régime unifié toujours d’actualité

Malgré les protestations de la CFE-CGC et de la CGT, la fusion de l’Agirc et de l’Arrco est toujours envisagée. Toutefois en réponse à l’incertitude de ces confédérations notamment sur le statut cadre, le patronat précise que ce nouveau régime unifié, « sera mis en œuvre dès qu’auront été examinées les questions qu’une telle évolution poserait au regard de la situation des cadres ».